Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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2 Je vous loue, [mes frères], de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données.
3 Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme c’est le Christ, que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu.
4 Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte, déshonore sa tête.
5 Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête : elle est comme celle qui est rasée.
6 Si une femme ne se voile pas la tête, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux à une femme d’avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu’elle se voile.
7 L’homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu’il est l’image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.
8 En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme ;
9 et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme.
10 C’est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.
11 Toutefois, ni la femme n’est sans l’homme, ni l’homme sans la femme, dans le Seigneur.
12 Car, si la femme a été tirée de l’homme, l’homme aussi naît de la femme, et tout vient de Dieu.
13 Jugez-en vous-mêmes : est-il bienséant qu’une femme prie Dieu sans être voilée ?
14 La nature elle-même ne nous enseigne-t-elle pas que c’est une honte à un homme de porter de longs cheveux,
15 tandis que c’est une gloire pour la femme qu’une longue chevelure, parce que la chevelure lui a été donnée en guise de voile ?
16 Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu.
4–7 le chef découvert Histoire de voiles Avec l'installation de populations musulmanes dans les pays post-chrétiens, la présence visuelle du foulard islamique a donné une nouvelle actualité aux élaborations halakhiques de Paul. À l'exception de fondamentalistes, les commentateurs en soulignent le caractère relatif à la culture de son temps.
De fait, la discipline concernant la tête couverte ou découverte pour le culte, de même que la signification du voile pour les femmes, ont beaucoup varié.
Au moins une image médiévale juive célèbre montre clairement des hommes et des femmes priant ensemble et revêtus de voiles de prière identiques.
, Juifs priant dans une synagogue (enluminure, pigments en détrempe sur parchemin, Mantoue, 1453), in Codex Rossianus 555, fol. 12v
Bibliothèque apostolique (Cité du Vatican) © Domaine public→
, Codex Rossianus 555 (enluminure, pigments en détrempe sur parchemin, Mantoue, 1453), fol. 12v, détail
Bibliothèque apostolique (Cité du Vatican) © Domaine public→
Par ailleurs, le voile des femmes sert autant la « modestie » qu'il peut être au service de la séduction, comme de nombreux peintres surent le montrer :
Alexander (1718-1793), La femme à l'éventail, ou au voile (huile sur toile, 1768, Marie-Suzanne Giroust, femme de Roslin, habillée « à la Bolognaise »), 65 x 54 cm
Nationalmuseum, Stockholm (Suède) © Domaine public→
William-Adolphe (1825-1905), Le voile (huile sur toile, 1898), 114,3 x 80 cm,
Coll. priv., (États-Unis) © Domaine public→
Enfin, dans la discipline juive traditionnelle (Milieux de vie), les hommes ne sont pas moins voilés que les femmes.
Eliel Joseph , « Homme récitant le Shema au Mur occidental » (talit blanc de la tradition séfarade), (photographie, 2011)
Jérusalem (Israël) © Domaine public→, Nb 15,37-41 ; Dt 22,12
Le talit (judéo-araméen : טלית « habit », prononcé talit en ivrit, talith dans certaines communautés séfarades, talèth dans celles d’Afrique du Nord, talis, tolis ou talès en hébreu ashkénaze) est un vêtement à quatre coins pourvus de franges.