La Bible en ses Traditions

1 Timothée 2,1–8

Byz V S TR Nes

J’exhorte donc avant tout

à faire des supplications,

des prières,

des intercessions,

des actions de grâce

pour tous les hommes

Crampon

pour les rois et tous ceux qui sont constitués en dignité, afin que nous puissions mener une vie calme et tranquille, en toute piété et honnêteté.

Cela est bon et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur,

qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

Car un seul (est) Dieu ; un seul aussi (est) médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus homme,

qui s’est donné lui-même en rançon pour tous : le témoignage (en est produit) au temps voulu,

et c’est à cette fin que moi j’ai été établi prédicateur et apôtre, — je dis la vérité, je ne mens pas, — docteur des Gentils dans la foi et la vérité.

Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, levant des mains pures, sans colère ni dispute ;

Propositions de lecture

1,1–6,21 Introduction →Timothée et Tite

Contexte

Repères historiques et géographiques

2 Pour ceux qui sont en position d'autorité. Il faut prier pour les responsables. La tradition juive encourage la prière pour les gouvernants des pays où résident des Juifs; à l'époque du Second temple, un sacrifice était offert chaque année pour la santé de l'empereur. Cette intercession figure dans les textes rabbiniques :

  • ’Abot 2,2 « Rabbi Hanina dit : Priez pour la paix du royaume, car sans la crainte de l'autorité, chacun dévorerait son prochain tout vif. »

Il faut aussi accepter les lois du pays que l'on habite :

  • Ned. 28a « La loi du royaume est la loi. »

Aujourd'hui encore, cet usage se poursuit chaque sabbat et les jours de cérémonies officielles en France. On dit :

« Éternel, Maître du monde, Ta providence embrasse les cieux et la terre ; la force et la puissance T’appartiennent ; par Toi seul, tout s'élève et s'affermit. De Ta demeure sainte, ô Seigneur, bénis et protège la République française et le peuple français. Amen. Regarde avec bienveillance depuis Ta demeure sainte, notre pays, la République française et bénis le peuple français. Amen. Que la France vive heureuse et prospère. Qu'elle soit forte et grande par l'union et la concorde. Amen. Que les rayons de Ta lumière éclairent ceux qui président aux destinées de l’État et font régner l’ordre et la justice. Amen. Que la France jouisse d’une paix durable et conserve son rang glorieux au milieu des nations. Amen. Accueille favorablement nos vœux et que les paroles de nos lèvres et les sentiments de notre cœur trouvent grâce devant Toi, ô Seigneur, notre créateur et notre libérateur. Amen. »

Réception

Tradition juive

1–15 Ce n'est pas Adam qui a été séduit. La faute d'Eve. Selon la tradition rabbinique, le récit de la Genèse fonde l'idée que la femme doit être soumise à l'homme :

  • Ber. 61a « Dans l'ordre de la grandeur, on commence par le plus grand : Et Moïse parla à Aaron et à Éléazar et à Ithamar, ses fils qui lui étaient restés (Lv 10,12). Dans la malédiction, on commence par le moins important : on commence par le serpent, puis Eve, et à la fin, Adam. »

Musique

1–5 Prière pour le roi

18e s.

François Couperin (1668-1733), Motet: Domine, salvum fac regem, 1702

Bernard Coudurier (dir.), Monique Zanetti, Michel Laplénie

© Licence YouTube Standard→, 1Tm 2,1-5

Composition

Domine, salvum fac regem est un motet qui servit de facto d'hymne national et royal à la France, lors de la célébration de la messe durant l'Ancien Régime. Il répond à la demande de Saint Paul de prier pour les rois. François Couperin composa ce motet comme organiste à la Chapelle Royale de Versailles.

Paroles

Domine, salvum fac regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te.

Éternel, sauve le roi ! Réponds-nous au jour de notre appel.