Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Toi donc, mon enfant, affermis-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus,
2 et ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, qui soient capables d’en instruire aussi d’autres.
3 Prends ta part de souffrances comme un bon soldat du Christ Jésus.
4 Nul qui sert comme soldat ne s’engage en des affaires de la vie (ordinaire), afin de pouvoir donner satisfaction à celui qui l’a enrôlé ;
5 et de même, si quelqu’un lutte, il n’obtient la couronne que s’il a lutté selon les règles.
6 C’est d’abord au cultivateur qui peine de recevoir sa part des fruits.
7 Mets-toi dans l’esprit ce que je te dis : le Seigneur en effet te donnera l’intelligence en toutes choses.
8 Souviens-toi que Jésus-Christ, (issu) de la race de David, est ressuscité d’entre les morts, selon mon évangile,
9 pour lequel je souffre jusqu’à (porter) des chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n’est point enchaînée.
10 C’est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
11 Sûre (est) la parole : Si nous sommes morts avec (lui), nous vivrons aussi avec (lui) ;
12 si nous supportons (les épreuves), nous régnerons avec (lui) ; si nous (le) renions, lui aussi nous reniera ;
13 si nous ne sommes pas fidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
5 Lutter comme un athlète. Comme le vieil Eleazar. La même comparaison est utilisé pour un martyr juif :
4 Dans les affaires de la vie civile. Il faut travailler pour gagner sa vie. La remarque de Paul n'est pas incompatible avec le devoir de travailler pour gagner sa vie. Ce point est souligné dans la tradition juive :
1–26 je souffre jusqu'aux chaînes, comme un malfaiteur, mais le verbe de Dieu n'est pas enchaîné Prêcheur Le glaive de la prédication contre le lit, des Écritures saintes comme oreiller et un carré de lumière chaude éclairant un saint Paul en pleine réflexion montrent que ce dernier, pour affaibli qu'il semble être, n'a pas perdu la liberté de contempler et de transmettre.
Harmenszoon van Rijn (1606-1669), Saint Paul en prison (huile sur bois de chêne, 1627), 73 x 60 cm
Staatsgalerie, Stuttgart (Allemagne) © Domaine Public→
8 Souviens-toi que Jésus Christ est ressuscité
Johann Sebastian (1685-1750), Kantate BWV 67 „Halt im Gedächtnis Jesum Christ“, 1724
Kay Johannsen (dir.), Stiftsbarock Stuttgart
Cette cantate de Jean-Sébastien reprend pour titre l'exhortation de Saint Paul: « Souviens-toi que Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts ». Composée pour être jouée le premier dimanche après Pâques, cette oeuvre se veut toute entière le reflet de la joie paschale. Saint Thomas est présenté en comparaison au chrétien douteux, dont le cœur n'est pas en paix. Tout au long de la cantate le choeur reflète le contraste de l'espérance et de la résurrection par rapport à la fois au souvenir et au doute.