La Bible en ses Traditions

2 Timothée 3,1–9

Crampon

Sache ceci : que dans les derniers jours surgiront de durs moments.

Les hommes en effet seront égoïstes, cupides, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parentes, ingrats, impies,

sans cœur, sans loyauté, calomniateurs, sans frein, sauvages, ennemis du bien,

traîtres, emportés, enflés d’orgueil, amis de la volupté plus qu’amis de Dieu,

avec les dehors de la piété, tout en ayant rejeté son pouvoir : éloigne-toi de ces gens-là

Ils sont de ces gens-là ceux qui s’insinuent dans les maisons et captivent des femmelettes chargées de fautes, menées par toutes sortes de passions,

toujours en quête d’apprendre sans pouvoir jamais parvenir à la connaissance de la vérité.

Or, de la même manière que Jannès et Jambrès firent opposition à Moïse, ceux-là aussi font opposition à la vérité, hommes pervertis d’esprit, de mauvais aloi quant à la foi ;

mais ils ne feront pas d’autres progrès, car leur folie sera manifeste pour tous, aussi bien que le devint celle des ces (deux)-là.

Réception

Arts visuels

1–5 Les sept péchés capitaux  Paul énumère ici (2Tm 3,1-5) des vices dans une liste proche de celle des sept péchés capitaux. Ceux-ci sont représentés symboliquement par des animaux dans une enluminure issue du Miroir Historial de Vincent de Beauvais.

Vincent de Beauvais (1190?-1264), Miroir historial (enluminure sur parchemin, 1463), traduit en français par Jean du Vignay (1282?-13..),

Bibliothèque Nationale de France, Paris (France) © Domaine Public→

Le sanglier, symbole de colère, est monté par un assassin ; la panthère, symbole d'avarice, est montée par un usurier ; le chien, symbole d'envie, est monté par un jeune noble ; le singe est un symbole de luxure ; le lion, symbole d'orgueil, est monté par un roi ; l'âne, symbole de paresse, est monté par un pauvre ; l'ours, symbole de gloutonnerie, est monté par un clerc.  

Musique

1–17 En ces derniers temps difficile, prends pitié Seigneur

20e s.

Zucchero (1955-...) - Luciano Pavarotti (1935-2007), Miserere, 1992

Zucchero, Luciano Pavarotti

© Licence YouTube Standard→, 2Tm 3,1-17

Composition

Chanson à succès inspiré du style de l'opéra italien, ce Miserere s'élance vers le ciel comme un cri de pitié envers notre condition pécheresse. Dans les temps difficiles que Saint Paul annonce dans ce chapitre, les paroles de cette chanson résonnent : « Prends pitié! Je vis dans l'âme du monde, perdu dans la vie profonde ».