Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Puis je vis un autre ange puissant qui descendait du ciel, enveloppé d’un nuage, et l’arc-en-ciel au-dessus de la tête ; son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu.
2 il tenait à la main un V TR Nespetit livre ouvert ;
il posa le pied droit sur la mer
et le pied gauche sur la terre
2 ...
3 il cria d’une voix forte, comme rugit un lion ; et quand il eut poussé ce cri, les sept tonnerres firent entendre leurs voix.
4 Après que les sept tonnerres eurent parlé, je me disposais à écrire, mais j’entendis du ciel une voix qui disait : « Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, ne l’écris point. »
5 Alors l’ange que j’avais vu debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel,
6 et jura par Celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de temps,
7 mais qu’aux jours où le septième ange ferait entendre sa voix en sonnant de la trompette, le mystère de Dieu serait consommé, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes.
8 Et la voix que j’avais entendue du ciel, me parla de nouveau et dit : « Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. »
9 Et j’allai vers l’ange, et je lui dis de me donner le petit livre.
Il me dit : — Prends, et dévore-le !
Il sera amer à tes entrailles
mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.
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9 Et j’allai vers l’ange, et je lui dis : — Donne-moi le petit livre !
Il me dit : — Prends, et dévore-le !
Il sera amer à tes entrailles
mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.
10 Je pris alors le petit livre de la main de l’ange et je le dévorai ; et il était dans ma bouche doux comme du miel ; mais quand je l’eus dévoré, il me causa de l’amertume dans les entrailles.
11 Puis on me dit : « Il faut encore que tu prophétises sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois. »
9ss — Prends, et dévore-le ! Livre, cosmos et manducation Dans la →littérature apocalyptique, le fait d'écrire appartient à la dynamique même du dévoilement de ce qui est caché (Ap 1,3 vs Ap 10,4). Dans Ap, on écrit sur les êtres dans le cosmos : on marque d’un sceau le front des élus (Ap 7,3), il y a des écritures sur les têtes de la bête (Ap 13,1). Les écrits produits sont eux-mêmes des êtres (livres), avec leur propre puissance : on scelle ou descelle le livre (Ap 5,1-5), l’ouverture de ses sceaux rythme la narration et l’histoire (Ap 6,1.2.5.7.12 ; 8,1)...
L’écrit qui contient les révélations, le rouleau ou livre, devient lui-même une valeur dans l’histoire et dans le monde, au point même qu’on puisse le manger pour lui faire produire ses effets (Ap 10,8-11 imitant Ez 2,8-3,4).
Albrecht (1471–1528), Saint Jean mangeant le livre (gravure sur bois, 1497-1498), 39 x 28 cm
photo : Sailko, « Intuition » (Palazzo Fortuny, Venise (Italie) exposition en 2017 © CC BY 3.0→
1,1–22,21 Allusions à l'Apocalypse