La Bible en ses Traditions

Deutéronome 11,10–17

Crampon

10 Car le pays où tu vas entrer pour le posséder n’est pas comme le pays d’Égypte, d’où vous êtes sortis, que tu ensemençais et que tu arrosais avec ton pied, comme au jardin potager.

11 Mais le pays où vous allez passer pour le posséder est un pays de montagnes et de vallées, qui boit les eaux de la pluie du ciel ;

12 un pays dont Yahweh, ton Dieu, prend soin, et sur lequel Yahweh a continuellement les yeux, depuis le commencement de l’année jusqu’à la fin de l’année.

13 Si vous obéissez à mes commandements que je vous prescris aujourd’hui, aimant Yahweh, votre Dieu, en le servant de tout votre cœur et de toute votre âme,

14 je donnerai à votre pays la pluie en son temps, la pluie première et celle de la dernière saison, et tu recueilleras ton blé, ton vin nouveau et ton huile ;

15 je mettrai aussi de l’herbe dans tes champs pour ton bétail, et tu mangeras et te rassasieras.

16 Prenez garde à vous, de peur que votre cœur ne soit séduit, que vous ne vous détourniez et ne serviez d’autres dieux et ne vous prosterniez devant eux.

17 La colère de Yahweh s’enflammerait contre vous ; il fermerait le ciel, et il n’y aurait point de pluie ; la terre ne donnerait pas ses produits et vous péririez promptement dans le bon pays que Yahweh vous donne.

Contexte

Milieux de vie

10–17 CLIMAT Régime des pluies en Terre sainte Un simple regard sur le diagramme annuel des précipitations à Jérusalem suffit à comprendre — mutatis mutandis pour les autres régions plus (Galilée, Shefela) ou moins (Désert de Judée, Néguev) arrosées du pays — combien l'agriculture de la Terre promise peut être dépendante des pluies d'automne et de printemps, bien loin de la facilité que représente l'immense et abondant Nil pour les paysans qui en cultivent les alentours en Égypte. 

Moyennes mensuelles des précipitations et de l'ensoleillement à Jérusalem, Israël,

Hikersbay→ © CC BY-NC-ND 4.0,  Dt 11,10-17

Près de huit mois par an peuvent se passer pratiquement sans pluie : le climat peut devenir un véritable terrain d'expérience spirituelle car pour l'agriculteur pieux, l'attente de l'indispensable pluie symbolise l'attente de la bénédiction du Dieu vivant et qui fait vivre.