Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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8 Alors Aman dit au roi Assuérus : « Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et vivant à part parmi les autres peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les autres peuples, et n’observant pas les lois du roi. Il n’est pas de l’intérêt du roi de le laisser en repos.
9 Si le roi le trouve bon, qu’on écrive l’ordre de les faire périr, et je pèserai dix mille talents d’argent entre les mains des fonctionnaires, pour qu’on les porte au trésor du roi. »
10 Le roi ôta son anneau
Vl'anneau dont il se servait de son doigt
Vsa main et le remit à Hāmān
V Aman, fils d’Hamᵉdātā’, l'Agagite
VAmadath, de la descendance d'Agag, l'adversaire
Vl'ennemi des Juifs.
10 Et le roi, ôtant l'anneau, le donna dans la main d'Aman pour qu'il appose le sceau sur les lettres contre les juifs.
11 « L’argent t’est donné et ce peuple aussi, pour que tu en fasses ce qui te paraîtra bon. »
12 Les secrétaires du roi furent appelés le treizième jour du premier mois, et l’on écrivit, conformément à tous les ordres d’Aman, aux satrapes du roi, aux gouverneurs de chaque province et aux chefs de chaque peuple, à chaque province selon son écriture, et à chaque peuple selon sa langue. Ce fut au nom du roi Assuérus que l’on écrivit, et on scella l’édit avec l’anneau royal.
13 Des lettres furent envoyées par les courriers dans toutes les provinces du roi, pour qu’on détruisit, qu’on égorgeât et qu’on fît périr tous les Juifs, jeunes et vieux, petits enfants et femmes, en un seul jour, le treizième du douzième mois, qui est le mois d’Adar, et qu’on pillât leurs biens.
13a Voici une copie de cette lettre : Assuérus, le grand roi, aux satrapes et aux gouverneurs des cent vingt-sept provinces, de l’Inde à l’Ethiopie, lesquels sont soumis à ses ordres, mande ce qui suit :
13b Quoique je commande à un très grand nombre de nations et que j’aie soumis tout l’univers, je veux, non pas abuser de ma puissance pour m’enorgueillir, mais, par un gouvernement toujours clément et doux, assurer continuellement à mes sujets une vie sans trouble ; et, procurant à mon royaume le calme et la sécurité jusqu’à ses extrêmes frontières, faire refleurir la paix chère à tous les mortels.
13c Ayant donc demandé à mes conseillers de quelle manière mes intentions pouvaient être réalisées, l’un d’eux, nommé Aman, supérieur à tous les autres en sagesse et en fidélité, et le premier après le roi,
13d m’a fait connaître qu’il y a un peuple mal intentionné, mêlé à toutes les tribus qui sont sur la terre, et se mettant en opposition avec les coutumes de tous les peuples, méprisant continuellement les commandements des rois, de façon à empêcher la parfaite harmonie de l’empire que nous dirigeons.
13e Ayant donc appris que ce seul peuple, en contradiction perpétuelle avec tout le genre humain, pervertissant les mœurs par des lois étrangères et mal affectionné à nos intérêts, commet les derniers excès et empêche ainsi la prospérité du royaume,
13f nous avons ordonné que ceux qui vous sont désignés dans les lettres d’Aman, lequel est à la tête de toutes les affaires et honoré comme notre second père, soient tous, avec femmes et enfants, radicalement exterminés par le glaive de leurs ennemis, sans miséricorde ni clémence, le quatorzième jour du douzième mois, le mois d’adar, de la présente année ;
13g afin que ces hommes, autrefois et maintenant encore hostiles, descendant le même jour, par mort violente, aux enfers, rendent pour l’avenir à notre royaume une prospérité et une paix parfaites.
14 : ’’ Voir le texte de l’édit, fragment IV, chapitre 13, 1-7 ’’
15 Une copie de l’édit, qui devait être publié comme loi dans chaque province, fut adressée ouverte à tous les peuples, afin qu’ils fussent prêts pour ce jour-là.