Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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17 Le déluge fut quarante jours sur la terre ; les eaux grossirent et soulevèrent l’arche, et elle s’éleva au-dessus de la terre.
18 Les eaux crûrent et devinrent extrêmement grosses sur la terre, et l’arche flotta sur les eaux.
19 Les eaux, ayant grossi de plus en plus, couvrirent toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel tout entier.
20 Les eaux s’élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes qu’elles recouvraient.
21 Toute chair qui se meut sur la terre périt : oiseaux, animaux domestiques, bêtes sauvages, tout ce qui rampe sur la terre, ainsi que tous les hommes.
22 De tout ce qui existe sur la terre sèche, tout ce qui a souffle de vie dans les narines mourut.
23 Tout être qui se trouve sur la face du sol fut détruit, depuis l’homme jusqu’à l’animal domestique, jusqu’aux reptiles et jusqu’aux oiseaux du ciel ; ils furent exterminés de la terre, et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l’arche.
24 Les eaux furent hautes sur la terre pendant cent cinquante jours.
6,5–9,29 Le déluge biblique et l'épopée d'Atrahasis ou de Gilgamesh
Hommes et bête en prière sur une embarcation de roseau, impression d'après un sceau-cylindre en pierre, époque de Djemdet Nasr (3100-2900 av. J.-C.), H. 4,3 cm
Berlin, Staatliche Museum © Domaine public
Dans une barque en roseau, dans une attitude de prière, un prêtre se tient devant un taureau portant sur son dos un autel, lui-même portant les symboles d’Inanna, deux hampes bouclées...
L'épopée de Guilgamesh connue par un document assyrien du 7e s. av. J.-C., s'inspire du mythe babylonien d'Atrahasis encore plus ancien. La séquence narrative du déluge biblique est parallèle au récit de Guilgamesh.