Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Oracle sur Moab. Oui, dans la nuit où elle a été saccagée, Ar-Moab a été ruinée ! Dans la nuit où elle a été saccagée, Kir-Moab a été ruinée !
2 On monte au temple de Charrias et à Dibon ; aux hauts-lieux. pour pleurer ; sur Nebo et Médéba, Moab se lamente, Toute tête est rasée, toute barbe est coupée.
3 Dans ses rues, ils se revêtent de sacs ; sur ses toits et sur ses places publiques ; tous poussent des hurlements, fondent en larmes.
4 Héschon et Eléalé jettent des cris ; on entend leur voix jusqu’à Jahas. C’est pourquoi les guerriers de Moab se lamentent, et son âme est tremblante.
5 Mon cœur gémit sur Moab ; ses défenseurs sont déjà à Ségor, à Eglath-Sehelischiah. Oui, la montée de Luhith, on la gravit en pleurant ; et sur le chemin de Horonaïm, on pousse des cris de détresse.
6 Car les eaux de Nimrim sont taries, l’herbe est desséchée, le gazon est détruit, il n’y a plus de verdure.
7 Ce qu’ils ont pu sauver et leurs provisions, ils les transportent au delà du torrent des Saules.
8 Car les cris ont fait le tour du territoire de Moab ; ses hurlements retentissent jusqu’à Eglaïm, ses hurlements jusqu’à Béer-Elim ;
9 car les eaux de Dimon sont pleines de sang. Car je ferai venir sur Dimon un surcroît de malheur, un lion aux réchappés de Moab, à ce qui sera resté dans le pays.
13,1 ; 15,1 ; 17,1 ; 19,1 ; 21,1.13 ; 22,1 ; 23,1 ; 30,6 Charge Polysemie: Une parole avec du poids qui peut lever
Très souvent traduit par « oracle », le substantif massā’ vient de la racine ns’ « porter » ou « lever ».
Comme l'indiquent ses usages en Jr 23,33-34.36.38 ; 2R 9,25, le substantif retient l’ambiguïté du verbe : seul le contexte d'une occurrence donnée de massā’ permet de comprendre s'il réfère quelque chose qui (se) lève ou, au contraire, qui pèse.
Le terme massā’ dénote
plus souvent : une chose à porter
Le terme apparaît dans un usage singulier, comme une espèce de titre ou de rubrique, dans la littérature prophétique.
Le symbole linguistique massā’ semble réactiver alors ses connotations étymologiques : les thèmes les plus fréquents des paroles qu'il introduit sont la violence et le jugement. Le terme semble ainsi signaler que le message qui le suit a de l'importance et de la gravité : du poids. Peut-être aussi, inversement, que l'écoute qui en sera faite, la mise en pratique de ses injonctions a la capacité de (re)lever ceux à qui il s'adresse.
1 Moab. Ar-Moab. Kir-Moab Localisation
Repères historiques et géographiques Nb 21,11
Repères historiques et géographiques Nb 21,15
Associée avec la moderne Kerak, mais sans determination
2 Dibon. Nébo. Médeba. Moab Localisation
Repères historiques et géographiques Nb 21,30
Repères historiques et géographiques Nb 32,3
Repères historiques et géographiques Nb 21,30
4 Héixbon, Eléale, Jahas Localisation
Repères historiques et géographiques Nb 21,25
Repères historiques et géographiques Nb 32,3
1–9 Prédication de la fin de l'exil
(1498-1574), Le Prophète Isaïe prédisant le retour d'exil, (ca. 1560-1565)
Musée Frans Hals ou musée du Siècle d'Or, Pays-Bas
9 Il changea l'eau en sang
Georg Friederich (1685-1759), Israel in Egypt, HWV 54, Exodus: "Then sent He Moses" (Tenor), 1738
Sir John Eliot Gardiner (dir.), Monteverdi Orchestra, Paul Eliott
Cet extrait de l'oratorio « Israel in Egypt » raconte la première plaie d'Egypte, quand le Seigneur changea l'eau du Fleuve en sang.
Then sent he Moses, His servant, and Aaron, whom he had chosen; these shew’d his signsamong them, and wonders in the land of Ham. He turned their waters into blood.
Puis il envoya Moïse, son serviteur, et Aaron, qu'il avait choisi; ceux-ci ont montré ses signes parmi eux, et des prodiges dans le pays de Cham. Il a transformé leurs eaux en sang.