Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Je vais chanter pour mon bien-aimé le chant de mon bien-aimé au sujet de sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, sur un coteau fertile.
2 Il en remua le sol, il en ôta les pierres, il la planta de ceps exquis. Il bâtit une tour au milieu, et il y creusa aussi un pressoir. Il attendait qu’elle donnât des raisins, mais elle donna du verjus. -
3 « Et maintenant, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, jugez, je vous prie, entre moi et entre ma vigne !
4 Qu’y avait-il à faire de plus à ma vigne, que je n’aie pas fait pour elle ? Pourquoi, ai-je attendu qu’elle donnât des raisins, et n’a-t-elle donné que du verjus ?
5 « Et maintenant, je vous ferai connaître ce que je vais faire à ma vigne j’arracherai sa haie, et elle sera broutée ; j’abattrai sa clôture, et elle sera foulée aux pieds.
6 J’en ferai un désert ; et elle ne sera plus taillée, ni cultivée ; les ronces et les épines y croîtront, et je commanderai aux nuées de ne plus laisser tomber la pluie sur elle. »
7 — Car la vigne de Yahweh des armées, c’est la maison d’Israël, et les hommes de Juda sont le plant qu’il chérissait ; il en attendait la droiture, voici du sang versé ; la justice, et voici le cri de détresse.
2 G : + La version grecque d’Is 5,2 mentionne la clôture dont le propriétaire entoure la vigne (détail absent de l’hébreu) : cela favorise l’identification avec le Temple*, lieu clos par définition et séparé du monde par plusieurs murs : cf. Procédés littéraires Mt 21,33–46.
1–7 Allégorisation continuée de la vigne
1–7 Ma vigne
Francis (1899-1963), Quatre Motets pour un temps de pénitence, FP 97: II. Vinea mea electa, 1939
Harry Christophers (dir.), The Sixteen
Ce motet est extrait des Quatre motets pour un temps de pénitence de Francis Poulenc. Le texte reprend les paroles du prophète Jérémie que la liturgie met dans la bouche du Christ lors de la semaine sainte. Ce chant explicite l'enseignement de saint Paul: nous sommes la vigne, le champ de Dieu.
Vinea mea electa, ego te plantavi: quomodo conversa es in amaritudinem, ut me crucifigures et Barrabbam dimitteres. Sepivi te, et lapides elegi ex te, et ædificavi turrim.
Ma vigne choisie, c’est moi qui t’ai plantée : comment t’es-tu changée en amertume, au point de me crucifier et de relâcher Barabbas ? Et moi je t’avais plantée comme ma vigne de choix, toute bouture certifiée.