Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Alors Job prit la parole et dit :
2 J’ai souvent entendu de semblables harangues ; vous êtes tous d’insupportables consolateurs.
3 Quand finiront ces vains discours ? Quel aiguillon t’excite à répliquer ?
4 Moi aussi, je parlerai comme vous
si votre âme était à la place de mon âme
j’arrangerais contre vous des discours je hocherais la tête sur vous
4 ...
4 Je pourrais, moi aussi, dire de choses semblables aux vôtres,
puisse seulement votre âme avoir été à la place de la mienne !
5 je vous encouragerais de la bouche, et vous auriez pour soulagement l’agitation de mes lèvres.
6 Si je parle, ma douleur n’est pas adoucie ; si je me tais, en est-elle soulagée ?
7 Aujourd’hui, hélas ! Dieu a épuisé mes forces... ô Dieu, tu as moissonné tous mes proches.
8 Tu me garrottes... c’est un témoignage contre moi !... ma maigreur se lève contre moi, en face elle m’accuse.
9 Sa colère me déchire et me poursuit, il grince des dents contre moi ; mon ennemi darde sur moi ses regards.
10 Ils ouvrent leur bouche pour me dévorer, ils me frappent la joue avec outrage, ils se liguent tous ensemble pour me perdre.
11 Dieu m’a livré au gamin, il m’a précipité entre les mains des méchants.
11 ...
11 Ils ouvrent leur bouche contre moi, et m'outrageant, ils frappent ma mâchoire, ils se rassasient de mes peines.
12 J’étais en paix, et il m’a secoué, il m’a saisi par la nuque, et il m’a brisé. Il m’a posé en but à ses traits,
13 ses flèches volent autour de moi ; il perce mes flancs sans pitié, il répand mes entrailles sur la terre ;
14 il me fait brèche sur brèche, il fond sur moi comme un géant.
15 J’ai cousu un sac sur ma peau, et j’ai roulé mon front dans la poussière.
16 Mon visage est tout rouge de larmes, et l’ombre de la mort s’étend sur mes paupières,
17 quoiqu’il n’y ait pas d’iniquités dans mes mains, et que ma prière soit pure.
18 O terre, ne couvre point mon sang, et que mes cris s’élèvent librement !
19 A cette heure même, voici que j’ai mon témoin dans le ciel, mon défenseur dans les hauts lieux.
20 Mes interprètes sont mes compagnons, c’est vers Dieu que pleure mon œil.
20 ...
20 Car voici que dans le ciel est mon témoin, et celui qui connaît ma conscience dans les hauteurs.
21 Qu’il juge lui-même entre Dieu et l’homme, entre le fils de l’homme et son semblable !
22 Car les années qui me sont comptés s’écoulent, et j’entre dans un sentier d’où je ne reviendrai pas.
17,1 Mon souffle s’épuise, mes jours s’éteignent, il ne me reste plus que le tombeau.
17,2 Je suis environné de moqueurs, mon œil veille au milieu de leurs outrages.
17,3 O Dieu, fais-toi auprès de toi-même ma caution : quel autre voudrait me frapper dans la main ?
17,4 Car tu as fermé leur cœur à la sagesse ; ne permets donc pas qu’ils s’élèvent.
17,5 Tel invite ses amis au partage, quand défaillent les yeux de ses enfants.
17,6 Il a fait de moi la risée des peuples ; je suis l’homme à qui l’on crache au visage.
17,7 Mon œil est voilé par le chagrin, et tous mes membres ne sont plus qu’une ombre.
17,8 Les justes sont stupéfaits de cela et l’innocent s'indigne
Vse dresse contre l’impie.
Vl'hypocrite.
8 ...
17,9 Le juste néanmoins demeure ferme dans sa voie, et qui a les mains pures redouble de courage.
17,10 Mais vous tous, revenez, venez donc ; ne trouverai-je pas un sage parmi vous ?
17,11 Mes jours sont écoulés, mes projets anéantis, ces projets que caressait mon cœur.
17,12 De la nuit ils font le jour ; en face des ténèbres, ils disent que la lumière est proche !
17,13 J’ai beau attendre, le schéol est ma demeure ; dans les ténèbres j’ai disposé ma couche.
17,14 J’ai dit à la fosse : « Tu es mon père ; » aux vers : « Vous êtes ma mère et ma sœur ! »
17,15 Où est donc mon espérance ? Mon espérance, qui peut la voir ?
17,16 Elle descendra aux verrous du shéol quand ensemble nous descendrons à la poussière
16 ...
16 Tous mes biens descendront au plus profond des enfers : penses-tu que là au moins je trouverai le repos ?