La Bible en ses Traditions

Matthieu 20,20–23

Crampon

20 Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de lui avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande ;

21 Il lui dit : « Que voulez-vous ? » Elle lui dit : « Ordonnez que mes deux fils, que voici, siègent l’un à votre droite, l’autre à votre gauche, dans votre royaume. »

22 Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que, moi, je dois boire ? — Nous le pouvons, » lui dirent-ils.

23 Il leur dit : « Vous boirez, en effet, mon calice ; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de l’accorder ; c’est pour ceux pour qui mon Père l’a préparé. »

Réception

Arts visuels

22s Symbolisme de la coupe La coupe intervient dans diverses légendes sur la vie des disciples. 

Domḗnikos Theotokópoulos dit El Greco (1541-1614), Saint Jean l'évangéliste, (huile sur toile, 1605),  99 x 78 cm

Musée du Prado, Madrid, Espagne

Domaine public © Wikicommons→, Mt 20,20-24 ; Mc 16,17-18

Selon la Légende dorée le grand prêtre Aristodème dit un jour à saint Jean : « Si tu veux que je croie en ton Dieu, je te donnerai du poison à boire ; et, s’il ne te fait aucun mal, c’est que ton Dieu sera le vrai Dieu. Mais que d’abord tu voies mourir d’autres hommes par l’effet de ce poison, pour en constater la puissance ! » Alors l’apôtre prit le calice, et, s’étant muni du signe de la croix, il but tout le poison et n’en éprouva aucun mal : sur quoi tous se mirent à louer Dieu.

Sur ce tableau Jean vient de faire le signe de croix, le venin, sous la forme d’un dragon noir, (ou d'un serpent dans d'autres représentations) sort de la coupe dont le contenu devient inoffensif.