Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Quand Yahweh ramena les captifs de Sion, ce fut pour nous comme un songe.
2 Alors notre bouche fit entendre des cris joyeux, notre langue, des chants d’allégresse. Alors on répéta parmi les nations : « Yahweh a fait pour eux de grandes choses. »
3 Oui, Yahweh a fait pour nous de grandes choses ; nous sommes dans la joie.
4 Yahweh, ramène nos captifs, comme tu fais couler les torrents dans le Négéb.
5 Ceux qui sèment dans les larmes, moissonneront dans l’allégresse.
6 Ils vont, ils vont en pleurant, portant et jetant la semence ; ils reviendront avec des cris de joie, portant les gerbes de leur moisson.
1 V—IUXTA HEBR.
2 V—IUXTA HEBR.
4 V—IUXTA HEBR.
6 V—IUXTA HEBR.
1 Les songes
5s Le semeur
Jean-François (1814-1875), Le Semeur, (pastel et crayon Conté sur papier vélin monté sur panneau, ca. 1865), 47,1 x 37,5 cm
Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, États-Unis, Domaine public © Wikimedia commons→, Ps 126
1–6 In convertendo
Jean-Philippe (1683-1764), In convertendo Dominus RCT 14
Bruno Procopio (dir.), The Centuries Choir and Orchestra
1 In convertendo Dominus captivitatem Sion, facti sumus sicut consolati. 2 Tunc repletum est gaudio os nostrum, et lingua nostra exsultatione. Tunc dicent inter gentes: Magnificavit Dominus facere cum eis. 3 Magnificavit Dominus facere nobiscum; facti sumus laetantes. 4 Converte, Domine, captivitatem nostram, sicut torrens in austro. 5 Qui seminant in lacrimis, in exsultatione metent. 6 Euntes ibant et flebant, mittentes semina sua. Venientes autem venient cum exsultatione, portantes manipulos suos. (Ps 126,1-6)
Jean-Philippe , né le 25 septembre 1683 à Dijon et mort le 12 septembre 1764 à Paris (paroisse Saint-Eustache), est un compositeur français et théoricien de la musique. L'œuvre lyrique de forme la plus grande partie de sa contribution musicale et marque l'apogée du classicisme français, dont les canons s'opposèrent avec force à ceux de la musique italienne jusque tard au cours du 18e siècle.
5s Heureux ceux qui s'affligent
Johannes (1833-1897), Ein Deutsches Requiem « Selig sind, die da Leid tragen » op.45, 1865
Patrick Dupré Quigley (dir.), Seraphic Fire
« Un Requiem allemand, sur des textes de l'Écriture sainte, pour solistes, chœur et orchestre (avec orgue ad libitum) » – est une œuvre sacrée (mais pas liturgique) en sept parties (ou mouvements) composée par Johannes Brahms et achevée en 1868. Elle dure de 70 à 80 minutes, ce qui en fait la plus longue composition de Brahms. Les deux solistes n'interviennent qu'exceptionnellement, le baryton pour faire entendre l'appel angoissé de l'homme face à son destin, la soprano pour annoncer le caractère maternel des consolations futures. L'orchestre reste toujours d'une clarté exemplaire, même lorsqu'il passe au second plan. La conclusion résume la promesse du sermon sur la montagne. Les épisodes centraux du sixième morceau pourraient être considérés comme une version protestante du Dies iræ. L'œuvre, de conception humaniste, que l'auteur aurait désiré rendre œcuménique, lui assura la célébrité.
Selig sind, die da Leid tragen, denn sie sollen getröstet werden. Mt 5,4
Die mit Tränen säen, werden mit Freuden ernten. Sie gehen hin und weinen und tragen edlen Samen, und kommen mit Freuden und bringen ihre Garben. Ps 126,5–6
5s Qui sème dans les larmes
Franz (1811-1886), Qui Seminant in Lacrimis S. 63, 1884
Hungarian Youth Ensemble Choir
Ce motet pour cinq voix de Franz Liszt pour chœur mixte et orgue déploie le contraste entre la gravité des larmes du semeur et l'harmonie lumineuse de la joie de celui qui récolte.