Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Alleluia – Louez Yahweh, car il est bon de célébrer notre Dieu, car il est doux, il est bienséant de le louer.
2 Yahweh rebâtit Jérusalem, il rassemble les dispersés d’Israël.
3 Il guérit ceux qui ont le cœur brisé, et il panse leurs blessures.
4 Il compte le nombre des étoiles, il les appelle toutes par leur nom.
5 Notre Seigneur est grand, et sa force est infinie, et son intelligence n’a pas de limites.
6 Yahweh vient en aide aux humbles, il abaisse les méchants jusqu’à terre.
7 Chantez à Yahweh un cantique d’actions de grâces ; célébrez notre Dieu sur la harpe !
8 Il couvre les cieux de nuages, et prépare la pluie pour la terre ; il fait croître l’herbe sur les montagnes.
9 Il donne la nourriture au bétail, aux petits du corbeau qui crient vers lui.
10 Ce n’est pas dans la vigueur du cheval qu’il se complaît, ni dans les jambes de l’homme qu’il met son plaisir ;
11 Yahweh met son plaisir en ceux qui le craignent, en ceux qui espèrent en sa bonté.
12 Jérusalem, célèbre YHWH
Sion, loue ton Dieu.
12
....
12 V : Psaume 147
ALLELUIA
Loue, Jérusalem, le Seigneur !
Loue ton Dieu, ô Sion
13 Car il affermit les verrous de tes portes, il bénit tes fils au milieu de toi ;
14 Il assure la paix à tes frontières, il te rassasie de la fleur du froment.
15 Il envoie ses ordres à la terre ; sa parole court avec vitesse.
16 Il fait tomber la neige comme de la laine, il répand le givre comme de la cendre.
17 Il jette ses glaçons par morceaux : qui peut tenir devant ses frimas ?
18 Il envoie sa parole, et il les fond ; Il fait souffler son vent, et les eaux coulent.
19 C’est lui qui a révélé sa parole à Jacob, ses lois et ses ordonnances à Israël.
20 Il n’a pas fait de même pour toutes les autres nations ; elles ne connaissent pas ses ordonnances. Alleluia !
1–20 Hymne au Tout-Puissant Le poète célèbre en Dieu le libérateur d'Israël, le Créateur, l'ami des « pauvres ».
1–20 M | G V Disposition du texte et numérotation des psaumes La tradition hébraïque (M), dont on suit ici la numérotation, ne voit ici qu'un psaume unique, mais plusieurs versions, dont G et V, coupent ce Ps en deux au v.12 (v.1-11 et v.12-20).
© CC-BY-SA-4.0
1 V—IUXTA HEBR.
2 V—IUXTA HEBR.
3 V—IUXTA HEBR.
4 V—IUXTA HEBR.
5 V—IUXTA HEBR.
6 V—IUXTA HEBR.
7 V—IUXTA HEBR.
8 V—IUXTA HEBR.
9 V—IUXTA HEBR.
10 V—IUXTA HEBR.
11 V—IUXTA HEBR.
12 V—IUXTA HEBR.
13 V—IUXTA HEBR.
14 V—IUXTA HEBR.
15 V—IUXTA HEBR.
16 V—IUXTA HEBR.
17 V—IUXTA HEBR.
18 V—IUXTA HEBR.
19 V—IUXTA HEBR.
20 V—IUXTA HEBR.
1–20 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Ce psaume est récité lors de l'office dit des zemirot, suite de psaumes formant la seconde partie de l'office journalier du matin.
1–20 Il a été offert Antienne
, Jeudi Saint - Laudes : Antienne « Oblatus est » et Psaume 146
(CD, 2007) Dom Jean Claire, chœur des moines de l'abbaye de Solesmes
1 Loue le Seigneur Jérusalem Alleluia
, Alleluia - Lauda Jerusalem
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
12s Loue le Seigneur, Jérusalem - Offertoire
, Offertoire - Lauda Jerusalem
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
Pièce d'offertoire chantée pour la Messe votive de Saint Joseph.
20 Il n'a rien fait de tel - Communion
, Communion - Non fecit
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
15–20 parole + discours + neige, givre, cristal + verbe + justices et jugements (V) : FRANÇAIS BIBLIQUE Du Verbe aux verbes et réciproquement : dimension cosmique du langage Le psalmiste observe une continuité :
Cette mise en série des Écritures et des météores peut être justifiée poétiquement par l'étymologie, réelle ou imaginée a posteriori. En effet, la tradition rabbinique fait dériver le substantif Tora (« précepte, enseignement, loi »), de la racine יָרָא [yara], signifiant en usage intransitif : couler, pleuvoir ; transitif : lancer, tirer (p. ex. une flèche), et figuratif : indiquer (comme en pointant le doigt), enseigner. Le psalmiste invite à percevoir la Loi elle-même comme une espèce de météore, en continuité profonde avec l'ensemble de la création : tout sort de la bouche de Dieu.
En V, le mot verbum symbolise au mieux cette continuité qui va du Verbe divin ineffable aux verba humains de la Tora en passant par la parole divine ineffable rayonnant à traavers les créatures. C'est d'ailleurs verbum qui apparaît, tout comme le mot spiritus, à mi chemin entre un sens cosmique et un sens scripturaire en Ps 147,18, juste avant d'être employé pour désigner la Tora au verset suivant Ps 147,19.
Le nom verbum, omniprésent dans les Écritures, signifie « mot, énoncé, parole(s) » et beaucoup plus encore. Il assume les significations de dabar et de →logos, cristallisant la méditation sur la présence d'un « langage » transcendant avec le Créateur, participé dans la création. Cet usage culmine dans le Nouveau Testament pour désigner le mystère personnel de Jésus-Christ (cf. V—Jn 1,1.14.17).
L'expression verbum Domini, en particulier, crée donc un fil continu de révélation christique, de livre en livre. Pour les scribes latins : elle dénote non seulement les paroles attribuées à Dieu, mais aussi Jésus-Christ comme ce Verbe ultime ; elle connote donc aussi sa prééxistence, dans des proportions et selon des participations difficilement déterminables.
Autant que possible, nous traduisons donc verbum par « verbe », le plus souvent sans majuscule, parfois avec.
Drapeau de la francophonie→ © Domaine public
16 Il dispense la neige
(1649-1712), La neige : ne se produit que lorsqu'il fait froid (gravure, 1708)
in Beschouwing der wereld : bestaande in hondert konstige figuuren, met godlyke spreuken en stichtelyke verzen, Amsterdam, Pays-Bas
© Public Domain — Digital image provided courtesy of Pitts Theology Library→, Candler School of Theology, Emory University, Jb 37,6 ; Ps 147,16
19s le verbe donné à Jacob Le verbe en question n'est rien moins que le →Verbe divin, dans sa première incorporation, scripturaire :
Julius (1794–1874), Moïse reçoit les tables de la Loi, ca 21 × 17,5 cm, illustration, dans The Bible in Pictures, Leipzig: Georg Wigand, 1860, p. 54.
Sammlung Archiv für Kunst und Geschichte, Berlin © CC BY-NC→
Marc (1887-1985), Moïse recevant les Tables de la Loi, (Huile sur toile, 1960-1966), 237 x 233 cm
Musée national Marc Chagall, Nice, Domaine Public © Wikimedia commons→, Ex 20, Rm3
12–20 Lauda Jerusalem
Antonio (1678-1741), Lauda Jerusalem, 1720
Rinaldo Alessandrini (dir.), Concerto italiano, Gemma Bertagnolli & Roberta Invernizzi
Lauda, Jerusalem, Dominum: Lauda Deum tuum, Sion. Quoniam confortavit seras portarum tuarum, benedixit filiis tuis in te. Qui posuit fines tuos pacem, et adipe frumenti satiat te. Qui emittit eloquium suum terrae, velociter currit sermo eius. Qui dat nivem sicut lanam, nebulam sicut cinerem spargit. Mittit crystallum suam sicut bucellas: ante faciem frigoris eius quis sustinebit? Emittet verbum suum, et liquefaciet ea; flabit spiritus eius, et fluent aquae. Qui annuntiat verbum suum Jacob, iustitias et iudicia sua Israel. Non fecit taliter omni nationi: et iudicia sua non manifestavit eis. (Ps 147,12-20) Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in saecula saeculorum. Amen.
Antonio Lucio est un violoniste et compositeur italien. Il était également prêtre de l'Église catholique. a été l’un des virtuoses du violon les plus célèbres et les plus admirés de son temps ; il est également reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu'initiateur principal du concerto de soliste, genre dérivé du concerto grosso. Son influence, en Italie comme dans toute l’Europe, a été considérable, et peut se mesurer au fait que a adapté et transcrit plus d’œuvres de que de n'importe quel autre musicien. Aujourd’hui, certaines de ses œuvres instrumentales et notamment les quatre concertos connus sous le titre « Les Quatre Saisons » comptent parmi les plus populaires du répertoire classique.