La Bible en ses Traditions

Psaumes 52,1–11

Crampon

Au maître de chant. Cantique de David.

Lorsque Doëg l’Edomite vint faire à Saül ce rapport : David s’est rendu dans la maison d’Achimélech.

Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, ô héros ! - La bonté de Dieu subsiste toujours ! -

Ta langue ne médite que malice, comme une lame affilée, fourbe que tu es !

Tu aimes le mal plutôt que le bien, le mensonge plutôt que ta droiture. - Séla.

Tu aimes toutes les paroles de perdition, ô langue menteuse !

Aussi Dieu va te renverser pour toujours, il te saisira et t’arrachera de la tente, il te déracinera de la terre des vivants. - Séla.

Les justes le verront et ils seront effrayés ; et ils se riront de lui :

« Voilà l’homme qui ne prenait pas Dieu pour sa forteresse, mais qui se confiait dans la grandeur de ses richesses, et se faisait fort de sa malice ! »

10 Et moi, je suis comme un olivier verdoyant ; dans la maison de Dieu, : je me confie dans la bonté de Dieu à tout jamais.

11 Je te louerai sans cesse parce que tu as fait cela : et j’espérerai en ton nom, car il est bon, en présence de tes fidèles.

Réception

Comparaison des versions

1 V—IUXTA HEBR. 

  • AU VAINQUEUR PAR L'ÉRUDIT DAVID

2 V—IUXTA HEBR. 

  • LORSQUE DOËG L'IDUMÉEN VINT ET ANNONÇA À SAÜL, LUI DISANT : — DAVID VINT DANS LA MAISON D'ACHIMÉLECH.

3 V—IUXTA HEBR. 

  • Pourquoi te glorifier de ta méchanceté, [toi l'homme] puissant | la miséricorde de Dieu est de tout jour

4 V—IUXTA HEBR. 

  • Ta langue médite des pièges | comme un rasoir affilié exerçant la tromperie

5 V—IUXTA HEBR. 

  • Tu aimas le mal plus que le bien | le mensonge plutôt que de dire ce qui est juste | TOUJOURS

6 V—IUXTA HEBR. 

  • Tu aimas toutes les paroles qui conduisent à dévorer, langue trompeuse !

7 V—IUXTA HEBR. 

  • Mais Dieu te détruira pour toujours | il t'effraiera et t'arrachera de ta tente | et te déracinera de la terre des vivants | TOUJOURS

8 V—IUXTA HEBR. 

  • Les justes verront et craindront | et il riront de lui :

9 V—IUXTA HEBR. 

  • — Le voilà l'homme qui ne fit pas de Dieu sa force | mais espéra dans la multitude de ses richesses | se fit fort de ses ruses

10 V—IUXTA HEBR. 

  • Moi comme un olivier verdoyant dans la maison de Dieu | j'ai espéré dans la miséricorde de Dieu pour toujours

Arts visuels

4ss La langue qui médite des malheurs 

Fresque du 14e s.

Giotto di Bondone (1267-1337), Invidia, vers 1305-1306, fresque

Padoue, chapelle des Scrovegni, mur sud, tiers inférieur

Domaine public © Wikimedia commons→

L'envie est représentée sous les traits d'une vieille femme laide marchant à tâtons dans un berceau de flammes. Cherchant une proie de sa main droite crispée, elle tient fermement une bourse à sa main gauche. De sa bouche jaillit un serpent tordu en arrière, comme pour lui crever les yeux : la médisance se retourne toujours contre son auteur... La queue du serpent entoure les grandes oreilles de la figure. Ouvertes aux vilenies de tout poil, elles rappellent celles des diablotins. L'envie et la médisance sont intimement liées.

Peinture du 15e s.

Bernard l'ermite

Giovanni Bellini (vers 1425-1433 - 1516), Le Mensonge, 1490, huile sur panneau de bois, 32 x 22 cm

Gallerie dell'Accademia, Venise, Italie

Domaine public © Wikimedia commons→

Un homme — le menteur ? — tient dans ses bras un immense coquillage dont jaillit un homme nu. A la fois coupable et victime, ce dernier est aux prises avec un serpent qui l'enlace. Le mensonge échappe à son auteur, impossible à contrôler et à rattraper, et frappe ici un innocent pèlerin. Le piédestal sur lequel il se tient porte le nom du peintre. 

Pour une fois, le mensonge n'est pas représenté sous les traits d'une femme !

10s L'olivier florissant au soleil

19e s.

Vincent van Gogh (1853-1890), Les Oliviers, (huile sur toile, novembre 1889), 73,6 x 92,7 cm, Saint-Rémy-de-Provence

Minneapolis Institute of Art, Minneapolis, Minnesota, États-Unis, Domaine public © Wikimedia commons→