Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Seigneur, Père et souverain Maître de ma vie, ne m’abandonnez pas au conseil de mes lèvres, et ne permettez pas que j’y trouve une occasion de chute.
2 Qui fera sentir le fouet à mes pensées, et la discipline de la sagesse à mon cœur, pour ne pas m’épargner dans mes folies, et ne pas laisser un libre cours à mes péchés :
3 de peur que mes folies ne s’accroissent, que mes péchés ne se multiplient, que je ne tombe en présence de mes adversaires, et que mon ennemi ne se réjouisse à mon sujet ?
4 Seigneur, Père et Dieu de ma vie, ne me donnez point la licence des yeux,
22,33 Que ma langue ne me perde pas. Le fléau de la langue Giotto et Bellini offrent une illustration saisissante des ravages qu'une langue indomptée peut produire, comme le décrit saint Jacques dans son épître (Jc 3,1-12).
(1267-1337), Invidia, vers 1305-1306, fresque
Chapelle des Scrovegni, mur sud, tiers inférieur, Padoue (Italie) © Domaine Public→
L'envie est représentée sous les traits d'une vieille femme laide marchant à tâtons dans un berceau de flammes. Cherchant une proie de sa main droite crispée, elle tient fermement une bourse à sa main gauche. De sa bouche jaillit un serpent tordu en arrière, comme pour lui crever les yeux : la médisance se retourne toujours contre son auteur... La queue du serpent entoure les grandes oreilles de la figure. Ouvertes aux vilenies de tout poil, elles rappellent celles des diablotins. L'envie et la médisance sont intimement liées.
Giovanni (vers 1425-1433 - 1516), Le Mensonge, 1490, huile sur panneau de bois, 32 x 22 cm
Gallerie dell'Accademia, Venise (Italie) © Domaine Public→
Un homme — le menteur ? — tient dans ses bras un immense coquillage dont jaillit un homme nu. A la fois coupable et victime, ce dernier est aux prises avec un serpent qui l'enlace. Le mensonge échappe à son auteur, impossible à contrôler et à rattraper, et frappe ici un innocent pèlerin. Le piédestal sur lequel il se tient porte le nom du peintre.