Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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15 Voilà ce que tu dois prêcher, recommander et revendiquer avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise.
3,1 Rappelle aux fidèles le devoir d’être soumis aux magistrats et aux autorités, de leur obéir, d’être prêts à toute bonne œuvre,
3,2 de ne dire du mal de personne, d’éviter les contestations, mais d’être condescendants, et de témoigner la plus grande douceur à l’égard de tous les hommes.
3,3 Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, indociles, égarés, esclaves de toutes sortes de convoitises et de jouissances, vivant dans la malignité et l’envie, dignes de haine, et nous haïssant les uns les autres.
3,4 Mais lorsque Dieu notre Sauveur a fait paraître sa bonté et son amour pour les hommes,
3,5 il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous faisions, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération et en nous renouvelant par le Saint-Esprit,
3,6 qu’il a répandu sur nous largement par Jésus-Christ notre Sauveur,
2,1–15 soumis à leurs maîtres en toutes choses Ô Obéissance ! Dans la basilique inférieure d'Assise, les quatre compartiments de la voûte peinte par Giotto mettent en scène les trois vertus franciscaines ainsi que la gloire de saint François. Il s'agit ici de l'obéissance, dont saint Paul évoque plusieurs aspects dans son épître : soumission de Tite à la doctrine, des femmes à leur mari, des esclaves à leur maître.
di Bondone (1267-1337), Allégorie de l'obéissance (fresque, ca. 1320), transept occidental, croisée du transept, calotte sud de la voûte
église inférieure Saint-François, Assise (Italie) © Domaine public→
La scène se situe dans la scène capitulaire d'un cloître où la Prudence aux deux visages et l'Humilité encadrent l'Obéissance. Cette dernière, un doigt sur la bouche, ordonne le silence tout en plaçant un joug sur les épaules d'un jeune franciscain qui s'agenouille devant elle. À gauche, deux postulants se tiennent sous la Prudence : son double visage signifie qu'elle gouverne passé et avenir, tandis que l'astrolabe qu'elle porte symbolise la connaissance plus étendue que sa vertu lui confère. À droite, un centaure cornu symbolisant la vanité se voit refuser l'entrée des lieux. Saint François, encadré par deux anges agenouillés à ses pieds, surplombe la scène ; il incarne un modèle d'accomplissement de la vie chrétienne que les jeunes postulants doivent s'efforcer d'imiter par l'obéissance à la règle franciscaine. Au sommet de la croisée, les mains du Père des Cieux semblent avoir imposé au Poverello le joug qu'il porte comme ses frères : l'obéissance à la volonté divine est la raison d'être de toute règle et de toute obéissance humaine.
3,5 le bain de la régénération Le baptême
Nicolas (1594-1665), Les Sept Sacrements I : Le Baptême dit aussi Le Baptême du Christ (huile sur toile, 1636 -1642), 95,5 × 121 cm
Collection Kress, National Gallery of Art, Washington D.C. (États-Unis) © Domaine public→
Avec son grand sens de l'harmonie, il semble que Poussin ait voulu inscrire le baptême du Christ comme un élément parmi d'autres dans un paysage et un groupe cohérents. Non centrés, lui et la colombe de l'Esprit saint ne prennent pas toute la lumière, d'ailleurs voilée par des nuages et un bosquet. Est-ce là une manière picturale de gloser la « convenance » de ce baptême que proclame Jésus : il conviendrait que toutes choses soient baptisées à son image.
Nicolas (1594-1665), Les Sept Sacrements II : Le Baptême (huile sur toile, 1646), 117 × 178 cm
Collection du duc de Sutherland, National Gallery of Scotland (mise en dépôt), Édimbourg (Écosse, Royaume-Uni) © Domaine public→
La composition et la lumière sont cette fois davantage christocentriques. Est-ce le signe d'un assagi ?
3,5 Bible hiéroglyphique
Thomas (1753-1828) et Rowland (1744-1833), →New Hieroglyphical Bible (impression au plomb et gravure sur bois, 1794), 14 x 9 cm
Thomas Fisher Rare Book Library, Toronto (Canada) © Domaine public - Photo : Dr. Ralph F. Wilson
La justice est représentée selon son iconographie traditionnelle c'est-à-dire les yeux bandés, signe de son impartialité.