Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Oracle sur le désert de la mer. Comme les ouragans passent dans le midi, cela vient du désert, d’une terre redoutable.
2 Une vision terrible m’a été montrée : le pillard pille et le ravageur ravage ! Monte, Elam ! Assiège, Mède ! Je fais cesser tous les gémissements.
3 C’est pourquoi mes reins sont remplis d’angoisses ; des douleurs me saisissent, comme les douleurs d’une femme qui enfante. je me tords à entendre. je n’épouvante à voir ;
4 mon cri s’égare, l’effroi me saisit ; de la nuit que je désirais on a fait pour moi un temps de terreurs.
5 On dresse la table, la sentinelle fait le guet, on mange, on boit. — « Debout, capitaines ! Oignez le bouclier ! »
6 Car ainsi m’a parlé le Seigneur « Va, établis une sentinelle ; qu’elle annonce ce qu’elle verra.
7 Et elle verra des cavaliers, deux à deux, sur des chevaux, des cavaliers sur des ânes, des cavaliers sur des chameaux. Et elle regardera avec attention, avec grande attention. »
8 Et elle a crié comme un lion « Sur la tour du guet, Seigneur, je me tiens, sans cesse tout le jour, et à mon poste je suis debout toutes les nuits.
9 Voici qu’arrive de la cavalerie ; des cavaliers deux à deux. » Et elle a repris et dit : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, et toutes les statues de ses dieux, il les a brisées contre terre ! »
10 O mon froment qu’on foule, grain de mon aire, ce que j’ai entendu de Yahweh des armées, du Dieu d’Israël, je vous l’annonce.
13,1 ; 15,1 ; 17,1 ; 19,1 ; 21,1.13 ; 22,1 ; 23,1 ; 30,6 Charge Polysemie: Une parole avec du poids qui peut lever
Très souvent traduit par « oracle », le substantif massā’ vient de la racine ns’ « porter » ou « lever ».
Comme l'indiquent ses usages en Jr 23,33-34.36.38 ; 2R 9,25, le substantif retient l’ambiguïté du verbe : seul le contexte d'une occurrence donnée de massā’ permet de comprendre s'il réfère quelque chose qui (se) lève ou, au contraire, qui pèse.
Le terme massā’ dénote
plus souvent : une chose à porter
Le terme apparaît dans un usage singulier, comme une espèce de titre ou de rubrique, dans la littérature prophétique.
Le symbole linguistique massā’ semble réactiver alors ses connotations étymologiques : les thèmes les plus fréquents des paroles qu'il introduit sont la violence et le jugement. Le terme semble ainsi signaler que le message qui le suit a de l'importance et de la gravité : du poids. Peut-être aussi, inversement, que l'écoute qui en sera faite, la mise en pratique de ses injonctions a la capacité de (re)lever ceux à qui il s'adresse.
1 Comme les tourbillons Typhon
Typhon est considéré dans la mythologie grecque comme le Titan des vents forts et des tempêtes et comme un ouragan destructeur.
, Zeus dardant sa foudre sur Typhon, (céramique à figures noires, 540-530 av. JC), h. 46 cm
hydrie chalcidienne, Inv. 596, Grèce
Staatliche Antikensammlungen, Munich, Allemagne, © Domaine public→
Cette scène se situe sur le côté B de l'hydrie : Zeus lance son éclair sur Typhon.
Les inscriptions de noms sont écrites dans l'alphabet d'Eubée (utilisé dans la cité de Chalcis).
1–9 Elle est tombée, Babylone
Bob (1941-), All Along the Watchtower, 1967
John Wesley Harding
There must be some kind of way outta here / Said the joker to the thief / There's too much confusion / I can't get no relief / Business men, they drink my wine / Plowman dig my earth / None were level on the mind / Nobody up at his word / Hey, hey / No reason to get excited / The thief he kindly spoke / There are many here among us / Who feel that life is but a joke / But, uh, but you and I, we've been through that / And this is not our fate / So let us stop talkin' falsely now / The hour's getting late, hey /All along the watchtower / Princes kept the view / While all the women came and went / Barefoot servants, too / Outside in the cold distance / A wildcat did growl / Two riders were approaching / And the wind began to howl
Cette chanson de Bob est inspirée de la mystérieuse vision d'Isaïe du « désert de la mer ». Son album a été décrit comme le premier album de « rock biblique ». Écrit lors de la convalescence de Bob après son accident de moto, ce titre a été repris par Jimi Hendrix dans son album "Electric Ladyland" en 1968.