La Bible en ses Traditions

Job 38,1–39,30

Crampon

Alors Yahweh répondit à Job du sein de la tempête, et dit :

Quel est celui qui obscurcit ainsi le plan divin, par des discours sans intelligence ?

M V
G S

Ceins tes reins comme un homme, je t’interrogerai et tu m’instruiras.

Vme répondras.

...

Crampon

Où étais-tu quand je posais les fondements de la terre ? Dis-le, si tu as l’intelligence.

Qui en a fixé les dimensions ? Le sais-tu ? Qui a tendu sur le cordeau ?

Sur quoi ses bases reposent-elles, ou qui en a posé la pierre angulaire,

quand les astres du matin chantaient en chœur, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris d’allégresse ?

Qui a fermé la mer avec des portes, lorsqu’elle sortit impétueuse du sein maternel ;

quand je lui donnai les nuages pour vêtements, et pour langes d’épais brouillards ;

10 quand je lui imposai ma loi, que je lui mis des portes et des verrous,

M
G S
V

11 et j'ai dit : — Tu iras jusque-là et tu ne continueras pas et ici il mettra à l'orgueil de tes flots.

11 ...

11 et j'ai dit : — Tu viendras jusqu'ici et tu n'iras pas plus loin, là tu briseras tes flots orgueilleux.

Crampon

12 As-tu, depuis que tu existes, commandé au matin ? As-tu indiqué sa place à l’aurore,

13 pour qu’elle saisisse les extrémités de la terre et qu’elle en secoue les méchants ;

M
G S
V

14 elle sera modelée comme l'argile de sceau ils se tiendront comme un vêtement 

14 ...

14 Le sceau sera rétabli comme l'argile et se tiendra comme un vêtement.

Crampon

15 pour que les malfaiteurs soient privés de leur lumière, et que le bras levé pour le crime soit brisé ?

16 Es-tu descendu jusqu’aux sources de la mer, t’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme ?

17 Les portes de la mort se sont-elles ouvertes devant toi, as-tu vu les portes du sombre séjour ?

18 As-tu embrassé l’étendue de la terre ? Parle, si tu sais toutes ces choses.

19 Où est le chemin qui conduit au séjour de la lumière, et où se trouve la demeure des ténèbres ?

20 Tu pourrais les saisir en leur domaine, tu connais les sentiers de leur séjour !...

21 Tu le sais sans doute, puisque tu étais né avant elles ; le nombre de tes jours est si grand !

22 Es-tu entré dans les trésors de la neige ? As-tu vu les réservoirs de la grêle,

23 que je tiens prêtes pour le temps de la détresse, pour les jours de la guerre et du combat ?

24 Par quelle voie la lumière se divise-t-elle, et le vent d’orient se répand-il sur la terre ?

25 Qui a ouvert des canaux aux ondées, et tracé une route aux feux du tonnerre,

26 afin que la pluie tombe sur une terre inhabitée, sur le désert où il n’y a point d’hommes ;

27 pour qu’elle arrose la plaine vaste et vide, et y fasse germer l’herbe verte !

28 La pluie a-t-elle un père ? Qui engendre les gouttes de la rosée ?

29 De quel sein sort la glace ? Et le givre du ciel, qui l’enfante,

30 pour que les eaux durcissent comme la pierre, et que la surface de l’abîme se solidifie ?

31 Est-ce toi qui serres les liens des Pléiades, ou pourrais-tu relâcher les chaînes d’Orion ?

32 Est-ce toi qui fais lever les constellations en leur temps, qui conduis l’Ourse avec ses petits ?

33 Connais-tu les lois du ciel, règles-tu ses influences sur la terre ?

34 Elèves-tu ta voix jusque dans les nues, pour que des torrents d’eau tombent sur toi ?

35 Est-ce toi qui lâches les éclairs pour qu’ils partent, et te disent-ils : « Nous voici ! »

M
G S
V

36 Qui a établi la sagesse à l'intérieur ? Ou qui a mis dans le śekwî l'intelligence ? 

36 ...

36 Qui a mis dans les viscères de homme la sagesse ? Ou qui a donné au coq l'intelligence ? 

Crampon

37 Qui peut exactement compter les nuées, incliner les urnes du ciel,

38 pour que la poussière se forme en masse solide et que les glèbes adhèrent ensemble ?

39 Est-ce toi qui chasses pour la lionne sa proie, qui rassasies la faim des lionceaux,

40 quand ils sont couchés dans leur tanière, qu’ils se tiennent en embuscade dans le taillis ?

41 Qui prépare au corbeau sa pâture, quand ses petits crient vers Dieu, qu’ils errent çà et là, sans nourriture ?

39,1 Connais-tu le temps où les chèvres sauvages font leurs petits ? As-tu observé les biches quand elles mettent bas ?

39,2 As-tu compté les mois de leur portée, et connais-tu l’époque de leur délivrance ?

39,3 Elles se mettent à genoux, déposent leurs petits, et sont quittes de leurs douleurs.

39,4 Leurs faons se fortifient et grandissent dans les champs ; ils s’en vont, et ne reviennent plus.

39,5 Qui a lâché l’onagre en liberté, qui a brisé les liens de l’âne sauvage,

39,6 à qui j’ai donné le désert pour maison, pour demeure la plaine salée ?

39,7 Il méprise le tumulte des villes, il n’entend pas les cris d’un maître.

39,8 Il parcourt les montagnes pour trouver sa pâture, il y poursuit les moindres traces de verdure.

39,9 Le buffle voudra-t-il te servir, ou bien passera-t-il la nuit dans son étable ?

39,10 L’attacheras-tu avec une corde au sillon, ou bien hersera-t-il derrière toi dans les vallées ?

39,11 Te fieras-tu à lui parce qu’il est très fort, lui laisseras-tu faire tes travaux ?

39,12 Compteras-tu sur lui pour rentrer ta moisson, pour recueillir le blé dans ton aire ?

39,13 L’aile de l’autruche bat joyeusement ; elle n’a ni l’aile pieuse ni le plumage de la cigogne.

39,14 Elle abandonne ses œufs à la terre, et les laisse chauffer sur le sable.

39,15 Elle oublie que le pied peut les fouler, la bête des champs les écraser.

39,16 Elle est dure pour ses petits, comme s’ils n’étaient pas siens ; que son travail soit vain, elle ne s’en inquiète pas.

39,17 Car Dieu lui a refusé la sagesse, et ne lui a pas départi l’intelligence.

39,18 Mais quand elle se bat les flancs et prend son essor, elle se rit du cheval et du cavalier.

39,19 Est-ce toi qui donnes au cheval la vigueur, qui revêts son cou d’une crinière flottante,

39,20 qui le fais bondir comme la sauterelle ? Son fier hennissement répand la terreur.

39,21 Il creuse du pied la terre, il est fier de sa force, il s’élance au-devant du combat.

39,22 Il se rit de la peur ; rien ne l’effraie ; il ne recule pas devant l’épée.

39,23 Sur lui résonne le carquois, la lance étincelante et le javelot.

39,24 Il frémit, il s’agit, il dévore le sol ; il ne se contient plus quand la trompette sonne.

39,25 Au bruit de la trompette, il dit : « Allons ! » De loin il flaire la bataille, la voix tonnante des chefs et les cris des guerriers.

39,26 Est-ce par ta sagesse que l’épervier prend son vol et déploie ses ailes vers le midi ?

39,27 Est-ce à ton ordre que l’aigle s’élève, et fait son nid sur les hauteurs ?

39,28 Il habite les rochers, il fixe sa demeure dans les dents de la pierre, sur les sommets.

39,29 De là, il guette sa proie, son regard perce au loin.

39,30 Ses petits s’abreuvent de sang ; partout où il y a des cadavres, on le trouve.

Texte

Vocabulaire

38,31 les étoiles brillantes des Pléiades  + l'orbite d'Arcture (V) Hapax. Inculturation Le traducteur latin retient ces noms sans doute autant pour leur potentiel poétique que pour la vraisemblance astronomique :

  • Pléiades (cf. hébreu, Kima). Amas de sept étoiles dans la constellation du Taureau.
  • lʼArcture (cf. hébreu Késil) désigne l'étoile α, particulièrement brillante, de la constellation du Bouvier. Le nom hébreu Kesil est diversement interprété : il peut désigner Orion, ou encore la Grande Ourse.