Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Du maître de chant. De David. Psaume.
2 J’ai mis en Yahweh toute mon espérance : il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris.
3 Il m’a retiré de la fosse de perdition, de la fange du bourbier ; il a dressé mes pieds sur le rocher, il a affermi mes pas.
4 Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu ; beaucoup le voient, et ils révèrent Yahweh, ils se confient en lui.
5 Heureux l’homme qui a mis en Yahweh sa confiance, et qui ne se tourne pas vers les orgueilleux, et vers ceux que le mensonge égare !
6 Tu as multiplié, Yahweh, mon Dieu, tes merveilles et tes desseins en notre faveur : nul n’est comparable à toi. Je voudrais les publier et les proclamer ; ils surpassent tout récit.
7 Tu ne désires ni sacrifice ni oblation, tu m’as percé les oreilles ; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire.
8 Alors j’ai dit : « Voici que je viens, avec le rouleau du livre écrit pour moi.
9 Je veux faire ta volonté, ô mon Dieu, et ta loi est au fond de mon cœur. »
10 J’annoncerai la justice dans une grande assemblée ; je ne fermerai pas mes lèvres, Yahweh, tu le sais.
11 Je ne tiendrai pas ta justice cachée dans mon cœur ; je publierai ta fidélité et ton salut, je ne tairai pas ta bonté et ta vérité à la grande assemblée.
12 Toi, Yahweh, ne me ferme pas tes miséricordes ; que ta bonté et ta vérité me gardent toujours !
13 Car des maux sans nombre m’environnent ; mes iniquités m’ont saisi, et je ne puis voir ; elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, et mon cœur m’abandonne.
14 Qu’il te plaise, Yahweh, de me délivrer ! Yahweh, hâte-toi de me secourir !
15 Qu’ils soient confus et honteux tous ensemble, ceux qui cherchent mon âme pour la perdre ! Qu’ils reculent et rougissent, ceux qui désirent ma ruine !
16 Qu’ils soient dans la stupeur à cause de leur honte, ceux qui me disent : « Ah ! ah ! »
17 Qu’ils soient dans l’allégresse et se réjouissent en toi, tous ceux qui te cherchent ! Qu’ils disent sans cesse : « Gloire à Yahweh, » ceux qui aiment ton salut !
18 Moi, je suis pauvre et indigent, mais le Seigneur prendra soin de moi. Tu es mon aide et mon libérateur : mon Dieu, ne tarde pas !
1 V — IUXTA HEBR.
2 V—IUXTA HEBR.
3 V—IUXTA HEBR.
4 V—IUXTA HEBR.
5 V — IUXTA HEBR.
6 V—IUXTA HEBR.
7 V—IUXTA HEBR.
8 V—IUXTA HEBR.
9 V—IUXTA HEBR.
10 V—IUXTA HEBR.
10 V—IUXTA HEBR.
11 V— IUXTA HEBR.
12 V— IUXTA HEBR.
13 V—IUXTA HEBR.
14 V—IUXTA HEBR.
15 V— IUXTA HEBR.
16 V—IUXTA HEBR.
17 V— IUXTA HEBR.
18 V— IUXTA HEBR.
2ss J'attendais Offertoire
, Offertoire - Expectans
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
7ss Ni sacrifice ni oblation Offertoire
, Offertoire - Holocaustum
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
10s J'annoncerai la justice Graduel
, Graduel - Annuntiavi justitiam
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
3 fèces (V) FRANÇAIS BIBLIQUE Le latin emploie ici le terme assez rade faex, cis, d'où dérive directement le terme rare français fèces qui désigne le sédiment au fond d'un liquide trouble qui a reposé : CNRTL→.
Drapeau de la francophonie→ © Domaine public
4 charme (V) FRANÇAIS BIBLIQUE Il s'agit de beaucoup plus qu'un poème.
On le rend par « charme » qui peut avoir également le sens de « formule incantatoire » en français (cf. Charme2→), et connote une conception du langage comme puissance autant que comme représentation que nous avons hélas souvent oubliée, mais qui était celle de (elle explique sa prudence, dans le cas de ce mot : Milieux de vie Ps 40,4).
Drapeau de la francophonie→ © Domaine public
2s il me retira d'un lac de misères Le Seigneur retire du puits infernal L'icône traditionnelle de la résurrection représente le Christ descendu aux Enfers et en faisant remonter les justes des temps anciens.
Andrea (1431-1506), La Descente du Christ aux Enfers, (1470-1475), 38,8 x 42,3 cm
Collection Barbara Piasecka Johnson (collection privée), prêté au Frick Museum, New York, Domaine public © Wikimedia commons→
7ss en tête du livre il est écrit de moi (V) ... à la voix du Verbe, dès « avant » son incarnation ... Dans les mots de David, depuis He 10,5-7, se fait entendre la voix de Jésus lui-même, c'est-à-dire celle du Verbe, peut-être même dès avant son incarnation, au conseil divin où le Père, le Fils et l'Esprit saint projettent le salut de l'humanité — conseil reflété dans le Livre des Écritures.
« Trinité du Psautier », (tempéra sur parchemin, ca 1210), enluminure du Psautier de Canterbury,
ms 157, British Library, Arundel © Domaine public
On appelle ce type d'images « Trinité du Psautier » car elle illustre le premier verset Ps 109 : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite »… Elle place les Personnes sur deux trônes identiques et proches l’un de l’autre, pour le Père et le Fils, ou sur le même trône. complète similitude entre le Père et le Fils : Mêmes visages, mêmes vêtements, mêmes gestes. La personne du Dieu Père est invisible : elle n'a pour visibilité que les traits de la nature humaine de son Verbe incarné.
Dans sa célébrissime icône, Roublev
Andreï (1410-1427), Philoxénie ou Hospitalité d'Abraham, dite « Trinité de l'Ancien Testament », (icône, tempera sur panneau de bois, ca.1410-1427), 150 × 100 cm
Galerie Tretiakov, Moscou, Russie © Domaine public→ Gn 18,1-8
Le jeu des regards, des mains et des postures des trois Anges aux lèvres pourtant closes disent quelque chose de l'ineffable langage dans lequel chacune communique aux autres sa substance toute entière.
12–18 (V)... en passant par la voix de Jésus-Christ lui-même. Dans les mots de David, depuis He 10,5-7, se fait entendre la voix de Jésus lui-même. Les imagiers chrétiens ont illustré les nombreux moments où le Christ s'adresse à son Père, tant dans le temps de l'Évangile que dans l'éternité que celui-ci présuppose.
, Le Christ prie son Père en présence des apôtres (miniature en détrempe sur parchemin, Constantinople ca 1059),
codex 87, Monastère de Dionysiou (Mont Athos, Grèce) © Domaine public, Lc 11,1
Jésus en prière, au pied de la Montagne sainte est tourné vers le Père, représenté en Vieillard chenu. Pierre le montre aux autres apôtres comme le maître de la prière chrétienne (cf. Lc 11,1).
James (1836-1902), Jésus monte seul sur une montagne pour prier, (aquarelle gouachée sur mine de plomb sur papier vélin gris, 1886-1894) 29 x 16 cm,
00.159.137, Brooklyn Museum→, New York © Domaine public
Tissot remarque dans ses notes la préférence de Jésus pour les lieux élevés qui le rapprochent symboliquement de son Père, lors des moments de répit qu'il se donne au milieu de son ministère.
Accompagnant ses souffrances d'une prière constante à son Père, Jésus assume et repromulgue dans le paradoxe de son agonie de nombreuses plaintes exhalées par le psalmiste. Par exemple, la triple supplication à Gethsémani n'a cessé d'inspirer les peintres. Ici Le Gréco figure bien le dialogue de Jésus et de son Père, qui l'invite à accepter son calice :
(Doménikos Theotokópoulos) (1541-1614), L'Agonie dans le jardin des oliviers, (huile sur toile, ca. 1590), 102 x 131 cm
National Gallery, Londres © Domaine public→ Lc 22
James (1836-1902), Le matin du Vendredi Saint : Jésus en prison, (aquarelle gouachée sur mine de plomb sur papier vélin gris,1886-1894) 44.5 x 12.1 cm
00.159.253, Brooklyn Museum→, New York © Domaine public