Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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12 Or, si l’on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts ?
13 S’il n’y a point de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.
14 Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi.
15 Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque vous avons témoigné contre lui qu’il a ressuscité le Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.
16 Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.
17 Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi,
18 ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.
19 Si nous n’avons d’espérance dans le Christ que pour cette vie seulement, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.
20 Mais maintenant le Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui se sont endormis.
21 Car, puisque par un homme est venue la mort, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous seront vivifiés dans le Christ,
23 mais chacun en son rang : comme prémices le Christ, ensuite ceux qui appartiennent au Christ, lors de son avènement.
24 Puis ce sera la fin, quand il remettra le royaume à Dieu et au Père, après avoir anéanti toute principauté, toute puissance et toute force.
25 Car il faut qu’il règne : « jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. »
26 Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort.
27 Car Dieu « a tout mis sous ses pieds. » Mais lorsque l’Écriture dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui-là est excepté, qui lui a soumis toutes choses.
28 Et lorsque tout lui aura été soumis, alors le Fils lui-même fera hommage à celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.
29 Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent en aucune manière, pourquoi se font-ils baptiser pour eux ?
30 Et nous-mêmes, pourquoi somme-nous à toute heure en péril ?
31 Chaque jour je suis exposé à la mort, aussi vrai, mes frères, que vous êtes ma gloire en Jésus-Christ notre Seigneur.
32 Si c’est avec des vues humaines que j’ai combattu contre les bêtes à Ephèse, quel avantage m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, « mangeons et buvons, car demain nous mourrons. »
33 Ne vous laissez pas séduire : « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. »
34 Revenez à vous-mêmes, sérieusement, et ne péchez point ; car il y en a qui sont dans l’ignorance de Dieu, je le dis à votre honte.
22–45 de même, de même Du premier Adam au nouvel Adam
Adam et Eve (fresque, 300-337), Catacombes de Marcellin et Pierre (Rome)
Cette représentation d’Adam et Ève compte parmi les premières représentations d’Adam et Ève. Placés de chaque côté de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Ève cachent leur nudité et se tiennent tête inclinée, yeux baissés, honteux de la faute qu’ils viennent de commettre.
Statue d'Adam (1260), Notre-Dame de Paris, Musée national du Moyen Âge
Photo : Thesupermat © CC-BY-SA-3.0→
Cette statue d'Adam nu est la preuve que les médiévaux connaissaient bien l'anatomie humaine : les muscles, les côtes, correspondent à la réalité.
, La Madone au serpent (ou La Madone des palefreniers), Galerie Borghèse (Rome)
© Domaine public→, Gn 2,16 ; 3,15
Parce qu'Adam a fait entrer le péché dans le monde, l'homme pécheur est assimilé à Adam.
Rapprochement entre Adam et Jésus Christ:
Vicente (1956 - ), Nuevo Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), 49 x 40 cm,
photo O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid, , Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48
Vicente (1956 - ), Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), (Sainte Face), 49 x 40 cm
photo O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48
Molina est peintre et prêtre diocésain, auteur d'une œuvre qui compte dans l'art contemporain espagnol, imprégnée d'une mystique vécue jusque dans le choix de ses supports : « — Le carton devient un signe et un symbole de ma propre personne car, de même que j'essaie de produire une œuvre d'art dans un matériau déjà utilisé, plein de coups, déchiré, écrasé et inutile, de la même manière que Dieu réalise en moi sa œuvre d'art » (entretien avec le Camino Catolico→, 28 déc. 2017).
Formant diptyque avec la Sainte Face qu'est le Nuevo Adán, cette peinture inscrit l'homme et son Sauveur dans l'épaisseur d'une matière très pauvre, souvent destinée aux poubelles. La touche discrète du prêtre peintre évoque celle de la grâce de Dieu qui vient visiter son image jusque dans sa dégradation : cabossements et stupeur d'un côté, régularité et paix de l'autre.