Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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35 Mais, dira quelqu’un : Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quel corps reviennent-ils ?
36 Insensé ! ce que tu sèmes ne reprend pas vie, s’il ne meurt auparavant.
37 Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui sera un jour ; c’est un simple grain, soit de blé, soit de quelque autre semence :
38 mais Dieu lui donne un corps comme il l’a voulu, et à chaque semence il donne le corps qui lui est propre.
39 Toute chair n’est pas la même chair ; autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons.
40 Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais l’éclat des corps célestes est d’une autre nature que celui des corps terrestres :
41 autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile.
42 Ainsi en est-il pour la résurrection des morts. Semé dans la corruption, le corps ressuscite, incorruptible ;
43 semé dans l’ignominie, il ressuscite glorieux ; semé dans la faiblesse, il ressuscite plein de force ;
44 semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y aussi un corps spirituel.
45 C’est en ce sens qu’il est écrit : « Le premier homme, Adam, a été fait âme vivante » ; le dernier Adam a été fait esprit vivifiant.
46 Mais ce n’est pas ce qui est spirituel qui a été fait d’abord, c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite.
47 Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second vient du ciel.
48 Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres ; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes.
49 Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste.
50 Ce que j’affirme, frères, c’est que ni la chair ni le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’héritera pas l’incorruptibilité.
51 Voici un mystère que je vous révèle : Nous ne nous endormirons pas tous, mais tous nous serons changés,
52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette, car la trompette retentira et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés.
53 Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité.
54 Lors que ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : « La mort a été engloutie pour la victoire. »
55 « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? »
56 Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché et la puissance du péché, c’est la loi.
57 Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par Notre-Seigneur Jésus-Christ !
58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de plus en plus à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.
22–45 de même, de même Du premier Adam au nouvel Adam
Adam et Eve (fresque, 300-337), Catacombes de Marcellin et Pierre (Rome)
Cette représentation d’Adam et Ève compte parmi les premières représentations d’Adam et Ève. Placés de chaque côté de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Ève cachent leur nudité et se tiennent tête inclinée, yeux baissés, honteux de la faute qu’ils viennent de commettre.
Statue d'Adam (1260), Notre-Dame de Paris, Musée national du Moyen Âge
Photo : Thesupermat © CC-BY-SA-3.0→
Cette statue d'Adam nu est la preuve que les médiévaux connaissaient bien l'anatomie humaine : les muscles, les côtes, correspondent à la réalité.
, La Madone au serpent (ou La Madone des palefreniers), Galerie Borghèse (Rome)
© Domaine public→, Gn 2,16 ; 3,15
Parce qu'Adam a fait entrer le péché dans le monde, l'homme pécheur est assimilé à Adam.
Rapprochement entre Adam et Jésus Christ:
Vicente (1956 - ), Nuevo Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), 49 x 40 cm,
photo O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid, , Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48
Vicente (1956 - ), Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), (Sainte Face), 49 x 40 cm
photo O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48
Molina est peintre et prêtre diocésain, auteur d'une œuvre qui compte dans l'art contemporain espagnol, imprégnée d'une mystique vécue jusque dans le choix de ses supports : « — Le carton devient un signe et un symbole de ma propre personne car, de même que j'essaie de produire une œuvre d'art dans un matériau déjà utilisé, plein de coups, déchiré, écrasé et inutile, de la même manière que Dieu réalise en moi sa œuvre d'art » (entretien avec le Camino Catolico→, 28 déc. 2017).
Formant diptyque avec la Sainte Face qu'est le Nuevo Adán, cette peinture inscrit l'homme et son Sauveur dans l'épaisseur d'une matière très pauvre, souvent destinée aux poubelles. La touche discrète du prêtre peintre évoque celle de la grâce de Dieu qui vient visiter son image jusque dans sa dégradation : cabossements et stupeur d'un côté, régularité et paix de l'autre.
45–48 de même que tous meurent en Adam Adam et Nouvel Adam
Vicente Molina (1956-), Adán (acrylique sur carton ondulé, 2004), 49 x 40 cm
Photo O.-Th. Venard, Galerie Olumen, Madrid (Espagne) © V. Molina→
est peintre et prêtre diocésain, auteur d'une œuvre qui compte dans l'art contemporain espagnol, imprégnée d'une mystique vécue jusque dans le choix de ses supports : « — Le carton devient un signe et un symbole de ma propre personne car, de même que j'essaie de produire une œuvre d'art dans un matériau déjà utilisé, plein de coups, déchiré, écrasé et inutile, de la même manière que Dieu réalise en moi sa œuvre d'art » (entretien avec le Camino Catolico→, 28 déc 2017).
Formant diptyque avec la Sainte Face qu'est le Nuevo Adán, cette peinture inscrit l'homme et son Sauveur dans l'épaisseur d'une matière très pauvre, souvent destinée aux poubelles. La touche discrète du prêtre peintre évoque celle de la grâce de Dieu qui vient visiter son image jusque dans sa dégradation : cabossements et stupeur d'un côté, régularité et paix de l'autre.
Vicente Molina (1956-), Nuevo Adán (acrylique sur carton ondulé, 2004), 49 x 40 cm
Photo O.-Th. Venard, Galerie Olumen, Madrid (Espagne) © V. Molina→