Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Qui est celui-là qui vient de Bosra en habits écarlates ? Il est magnifique dans son vêtement, il se redresse dans la grandeur de sa force. — C’est moi, qui parle avec justice, et qui suis puissant pour sauver.
2 — Pourquoi y a-t-il du rouge à ton vêtement, et tes habits sont-ils comme ceux du pressureur ?—
3 — Au pressoir j’ai foulé seul, et, parmi les peuples, personne n’a été avec moi. Et je les ai foulés dans ma colère, piétinés dans ma fureur ; le jus en a jailli sur mes habits, et j’ai souillé tout mon vêtement.
4 Car un jour de vengeance était dans mon cœur, et l’année de ma rédemption était venue.
5 J’ai regardé, et personne pour m’aider ; j’étais étonné, et personne pour me soutenir. Alors mon bras m’a sauvé, et ma fureur m’a soutenu.
6 J’ai écrasé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés de ma fureur, et j’ai fait couler leur sang à terre. »
7 Je célébrerai les miséricordes de Yahweh, les louanges de Yahweh, selon tout ce que Yahweh a fait pour nous, ainsi que sa grande bonté envers la maison d’Israël, qu’il lui a témoignée dans sa compassion, et son immense miséricorde.
8 Il a dit : « Oui, ils sont mon peuple, des fils qui ne seront pas infidèles ! » et il a été pour eux un sauveur.
9 Dans toutes leurs angoisses, il a été en angoisse, et l’ange de sa face les a sauvés ; dans son amour et son indulgence, il les a rachetés lui-même ; il les a soutenus et portés, pendant tous les jours d’autrefois.
10 Mais eux furent rebelles et attristèrent son Esprit saint ; alors il se changea pour eux en ennemi ; lui-même leur fit la guerre.
11 Alors son peuple se souvint des anciens jours, de Moïse ! Où est celui qui fit monter de la mer le berger de son troupeau ? Où est celui qui mit au milieu d’eux son Esprit saint,
12 qui fit marcher à la droite de Moïse son bras glorieux, qui fendit les eaux devant eux, pour se faire un nom éternel ;
13 qui les fit marcher à travers les abîmes, sans trébucher, comme un cheval dans le steppe,
14 comme le bétail qui descend dans la vallée ? L’Esprit de Yahweh les a conduits au repos c’est ainsi que vous avez guidé votre peuple, pour vous faire un nom glorieux.
15 Regardez du ciel et voyez, de votre demeure sainte et magnifique ; Où sont votre zèle et votre puissance, le frémissement de vos entrailles et votre pitié ? Pour moi, ils se sont arrêtés.
16 Car vous êtes notre père ; car Abraham nous ignore, et Israël ne nous connaît pas. Vous, Yahweh, vous êtes notre père ; notre Rédempteur : c’est votre nom dès les âges anciens.
17 Pourquoi, ô Yahweh, nous feriez-vous errer loin de vos voies, endurciriez-vous notre cœur contre votre crainte ? Revenez, pour l’amour de vos serviteurs, et des tribus de votre héritage !
18 Votre peuple saint a possédé le pays bien peu de temps ; nos ennemis ont foulé aux pieds votre sanctuaire.
19 Nous sommes depuis longtemps comme un peuple que vous ne gouvernez pas, sur lequel votre nom n’est pas invoqué. Ah ! si vous déchiriez les cieux, si vous descendiez, — les montagnes seraient ébranlées devant vous ! –
61,10–63,9 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Haftara du sabbat Nitsabim (51)
16 tu es notre père TEXTE Incipit d'une des plus célèbres prières de la Synagogue : « Avinou Malkenou »
Cette prière est chantée durant les dix jours de repentance entre Rosh Hashana et Yom Kippour, incluse dans les prières du matin (Shaharit) et du soir (Minha). Depuis le 17e s., la plupart des communautés ashkénazes orientales le récitent aussi tous les jours de jeûne.
La prière est interprétée à plusieurs voix, selon des arrangements différents selon les traditions, certaines alternant intonation des versets par un soliste et répons par la communauté, par exemple.
Dans le rite ashkénaze oriental, l'Arche est ouverte pendant Avinu Malkenu, et refermée à la fin ; dans le rite ashkénaze occidental, l'Arche n'est ouverte que le matin du jour de Rosh Hashana et durant toutes les prières de Yom Kippour, mais pas l'après-midi de Rosh Hashana ni le reste des dix jours de repentance. Dans la tradition séfarade, l'Arche n'est pas ouverte.
( ben Yosef attr.), Avinu malkenu
Miguel Sánchez, dir., Canto espiritual judeoespañol (CD, "Ibèrica" HMI 98 7015 Harmonia Mundi "musique d'abord" HMA 195 7015, 1997), avecAlia Musica : Angel Iznaola (voix), Flavio Oliver (voix), Albina Cuadrado (voix), Jose Antonio Carril (voix), Aziz Samsaoui (kanun), Miguel Sánchez (voix, ud), Carlos Garcia (voix, kemanya), Carlos Ghiringhelli (voix, nay, kaval)
© Licence YouTube standard, Notre Père Is 63,16 ; notre roi Is 33,22
La reconstitution médiévale ci-dessus interprète les versets suivants :
Anonyme, Avinu malkenu, fragment : texte chanté sur le CD Canto espiritual judeoespañol, Domaine public © Arrangement BEST aisbl
« Notre Père, notre Roi, écoutez notre voix, ayez pitié et compassion de nous. — Notre Père, notre Roi, faites-le pour vous, sinon pour nous — Notre Père, notre Roi, accepte avec miséricorde et faveur notre prière — Notre Père, notre Roi, nous vous en supplions, ne nous renvoyez pas les mains vides loin de vous ! »
Sur la base de l'anaphore isaïenne, la supplication semble s'être développée librement, jusqu'à des séquences assez longues. Aujourd'hui, la tradition séfarade présente 29 versets ; dans la tradition mizrahi, la version syrienne présente 31 ou 32 versets, la yéménite 27, la salonicienne 53, la tradition ashkénaze a 38 versets, la version polonaise 44, tous avec des séquences différentes.
Le rite hashkenaze→ propose des variantes selon les jours :
La prière, célèbre, a donné lieu à bien des interprétations populaires.
אבינו מלכנו — מלכנו כתבנו —בספר חיים טובים, בספר חיים —אבינו מלכנו — מלכנו כתבנו — בספר גאולה וישועה, בספר גאולה וישועה —— אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר חיים טובים — אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר גאולה וישועה —— אבינו מלכנו — מלכנו כתבנו — בספר חיים טובים, בספר חיים טובים — אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו— בספר חיים טובים —— אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר גאולה וישועה — אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר חיים טובים — אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — גאולה וישועה... —— אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר חיים טובים — אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר גאולה וישועה— כתבנו, חתמנו — בספר גאולה וישועה —— אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר חיים טובים — אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר גאולה וישועה — אבינו מלכנו — כתבנו, חתמנו — בספר חיים טובים — אבינו מלכנו — בספר גאולה וישועה
« Notre père, notre roi — Notre roi, inscris-nous — dans le livre de vie, dans le livre de vie — Notre père, inscris-nous, scelle-nous — dans le livre de vie —— Notre père, notre roi — inscris-nous, scelle-nous — dans le livre de la rédemption et du salut —— Notre père notre roi — inscris-nous, scelle-nous—dans le livre de vie —— notre père notre roi — inscris-nous, scelle-nous — Rédemption et Salut ... —— Notre père, notre roi — notre roi, inscris-nous — dans le livre de vie, dans le livre de vie — Notre père, inscris-nous, scelle-nous — dans le livre de la rédemption et du Salut — notre père notre roi — inscris-nous, scelle-nous — dans le livre de vie —— Notre père notre roi — dans le livre de la rédemption et du salut. »
( ben Yosef attr.), Avinu malkenu
Shulem , UMG Recordings, Inc., 2019
© Licence YouTube standard
19 LITURGIE JUIVE (rite séphardi) Verset lu dans les récitatifs d'introduction à la prière journalière du matin.
9 Adoucissement de sa propre souffrance dans la souffrance de Dieu
19 si vous déchiriez les cieux, si vous descendiez L'icône comme intention de l'invisible : le regard de l'icône déchire les cieux
2 Pourquoi ton vêtement est-il rouge ?
, Joachim of Fiore, (gravure, 1658)
Pitts Theology Library→, © Domaine public
Le théologien italien du 12e s., (ca. 1135-1202) se tient devant une ville et regarde un groupe d'anges tenant une bannière avec le visage de Jésus. Au-dessous de ce visage se trouve la phrase latine QUARE RUBRUM EST INDUMENTUM TUUM, qui signifie « Pourquoi tes vêtements sont-ils rouges? » (cf. Is 63,2)
3 Le pressoir, je l'ai foulé seul. Battle Hymn of the Republic
Julia W. (1819-1910), Battle Hymn of the Republic, 1861
First Lieutenant Alexandra Borza (dir.), The United States Army Field Band
Mine eyes have seen the glory of the coming of the Lord; He is trampling out the vintage where the grapes of wrath are stored; He hath loosed the fateful lightning of His terrible swift sword; His truth is marching on. Glory! Glory! Hallelujah! Glory! Glory! Hallelujah! Glory! Glory! Hallelujah! His truth is marching on. I have seen Him in the watch-fires of a hundred circling camps; They have builded Him an altar in the evening dews and damps; I can read His righteous sentence by the dim and flaring lamps, His day is marching on. I have read His fiery gospel writ in rows of burnished steel! "As ye deal with my condemners, so with you My grace shall deal! Let the Hero, born of woman, crush the serpent with his heel", Since God is marching on. He has sounded forth the trumpet that shall never call retreat; He is sifting out the hearts of men before His judgment seat; Oh, be swift, my soul, to answer Him; be jubilant, my feet! Our God is marching on. In the beauty of the lilies Christ was born across the sea, With a glory in His bosom that transfigures you and me; As He died to make men holy, let us die to make men free! While God is marching on.
Mes yeux ont vu l'arrivée du Seigneur dans sa gloire ; il foule la cuve où se trouvent les raisins de la colère ; il a laissé aller l'éclair fatal de son glaive terriblement rapide ; sa vérité marche triomphalement. Gloire ! Gloire ! Alléluia ! Gloire ! Gloire ! Alléluia ! Gloire ! Gloire ! Alléuia ! Je l'ai vu dans les feux de veillée d'une centaine de camps tout autour ; il lui ont construit un autel dans la fraîcheur et l'humidité la nuit ; je peux lire sa juste sentence dans les lampes vives et lointaines ; son jour de gloire arrive. Je peux lire
The Battle Hymn of the Republic (L'Hymne de Bataille de la République) est un chant patriotique et ecclésiastique américain écrit par Julia Ward en novembre 1861 et publié pour la première fois en février 1862 pendant la guerre de Sécession. Il était surtout chanté dans le Nord parce qu'il demandait la libération des esclaves du Sud. Il fut d'abord publié dans la revue Atlantic Monthly. Parfois, il est dit que cette chanson prône des valeurs contraires à Dixie, la chanson du Sud. Cet hymne fut d'abord composé en tant que variante à la marche John Brown's Body. Il a beaucoup été joué aux funérailles, celles de Winston Churchill et de Ronald Reagan par exemple, car il évoque des sentiments patriotiques et religieux à la mémoire d'un individu.
8 C'est mon peuple. Le Royaume
Edward (1857-1934), The Kingdom op.51 - Prelude & scène I. The Upper Room, 1906
Sir Andrew Davies (dir.), BBC Radio Three from the Royal Albert Hall, London
© Licence YouTube standard→, 1Ch 12,18 Is 63,8 Si 25,2 Sg 18,15 Ps 107,2.113,1 Jl 2,26 Ac 1,16.20.24.26 2Ch 29,11 Ml 2,1.3,1
'The Kingdom' est un oratorio en 5 scènes pour quatre solistes, chœur mixte et orchestre, composé par le chef d'orchestre britannique Edward . Après le prélude orchestral décrivant Jérusalem, la scène I s'ouvre avec Pierre, Jean, les deux saintes femmes, la Sainte Vierge Marie et Marie-Madeleine citant les mots de Jésus, à partir de l'Evangile et d'autres textes ( 1Ch 12,18 Is 63,8 Si 25,2 Sg 18,15 Ps 107,2.113,1 Jl 2,26 Ac 1,16.20.24.26 2Ch 29,11 Ml 2,1.3,1 ).
15 Ô Seigneur, regarde du ciel
Jonathan (1738-1801), O Lord Look Down From Heaven, 1765
The Choir of New College, Oxford
© Licence YouTube standard, Is 63,15
Look down from heaven, and behold from the habitation of thy holiness and of thy glory: where is thy zeal and thy strength, the sounding of thy bowels and of thy mercies toward me? are they restrained? (Is 63,15)
Jonathan (mai 1738-10 décembre 1801) était un compositeur anglais, un claviériste et un ténor de concert. Il a commencé sa carrière en tant que compositeur en écrivant de la musique de théâtre, mais s'est ensuite consacré à travailler comme organiste et compositeur pour l'Église d'Angleterre. Il est considéré comme l'un des grands compositeurs anglais de musique sacrée du XVIIIe siècle et on se souvient surtout aujourd'hui de son hymne en sept parties Call to Remembrance, qui a longtemps survécu dans les répertoires des chœurs de la cathédrale.