Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Au maître de chant, avec instruments à cordes. Cantique de David.
2 O Dieu, prête l’oreille à ma prière, ne te dérobe pas à mes supplications.
3 Ecoute-moi et réponds-moi ! J’erre çà et là, plaintif et gémissant,
4 devant les menaces de l’ennemi, devant l’oppression du méchant ! Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
5 Mon cœur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
6 La crainte et l’épouvante m’assaillent, et le frisson m’enveloppe.
7 Et je dis : Oh ! si j’avais les ailes de la colombe, je m’envolerais et m’établirais en repos ;
8 voici que je fuirais bien loin, et je demeurerais au désert ; - Séla.
9 je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l’ouragan.
10 Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! car je vois dans la ville la violence et la discorde.
11 Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l’iniquité et la vexation sont au milieu d’elle,
12 la perversité est dans son sein l’oppression et l’astuce ne quittent point ses places.
13 Car ce n’est pas un ennemi qui m’outrage : je le supporterais ; ce n’est pas un adversaire qui s’élève contre moi : je me cacherais devant lui.
14 Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
15 Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
16 Que la mort les surprenne, qu’ils descendent vivants au schéol ! Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d’eux.
17 Pour moi, je crie vers Dieu, et Yahweh me sauvera.
18 Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et il entendra ma voix.
19 Il délivrera en paix mon âme du combat qui m’est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
20 Dieu entendra, et il les humiliera, lui qui siège éternellement sur son trône. - Séla. Car il n’y a point en eux de changement, et ils n’ont pas la crainte de Dieu.
21 il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec lui, il viole son alliance.
22 De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son cœur. Ses discours sont plus onctueux que l’huile, mais ce sont des épées nues.
23 Remets ton sort à Yahweh, et il te soutiendra ; il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
24 Et toi, ô Dieu, tu les feras descendre dans la fosse de perdition ; les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours. Pour moi, je mets en toi ma confiance.
2b ne regarde pas avec distraction V—IUXTA HEBR. Pour la traduction de Jérôme selon l'hébreu, V—Gryson propose dispicias (du verbe dispicio qui signifie voir autour de soi, ouvrir les yeux, bien voir, distinguer, prendre en considération, considérer, examiner).
Est-ce une erreur d'une voyelle ? Il semble qu'on aurait dû utiliser le verbe despicio, regarder de haut, regarder ailleurs, être distrait, mépriser, dédaigner, regarder avec mépris », etc.
1 V—IUXTA HEBR.
2 V—IUXTA HEBR.
3 V—IUXTA HEBR.
4 V—IUXTA HEBR.
5 V—IUXTA HEBR.
6 V—IUXTA HEBR.
7 V—IUXTA HEBR.
8 V—IUXTA HEBR.
9 V—IUXTA HEBR.
10 V—IUXTA HEBR.
11 V—IUXTA HEBR.
12 V—IUXTA HEBR.
13 V—IUXTA HEBR.
14 V—IUXTA HEBR.
15 V—IUXTA HEBR.
16 V—IUXTA HEBR.
17 V—IUXTA HEBR.
18 V—IUXTA HEBR.
19 V—IUXTA HEBR.
20 V—IUXTA HEBR.
21 V—IUXTA HEBR.
22 V—IUXTA HEBR.
23 V—IUXTA HEBR.
24 V—IUXTA HEBR.
17–23.2s Je crierai vers Dieu
, Introït - Dum clamarem
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
« Ce chant d’entrée est composé de trois phrases musicales. Du point de vue de la modalité, on est en présence d’un 3ème mode assez bien caractérisé, reconnaissable dès l’intonation qui procède de la tonique Mi à la dominante Do en un beau jaillissement. La mélodie s’élève avec vivacité vers les hauteurs, c’est le sens de la prière qui monte au ciel. Le mot Dómine, Seigneur, est ainsi placé de façon expressive au sommet de cette première phrase. D’où on va redescendre, une fois la prière exaucée. Ce premier membre de phrase s’achève sur une cadence en Sol, donc par emprunt au 8ème mode qui est le mode de la plénitude et de la certitude. « J’ai crié vers le Seigneur et il m’a exaucé ». On peut noter la tristropha de exáudivit, cette note sur le Do qui donne de la complaisance à la certitude de l’âme. La mention des ennemis, dans le deuxième membre, avec retenue sur la cadence de Mi, est traitée de façon beaucoup plus sobre, en contraste avec la richesse mélodique du début. Leur action perverse est désignée comme en passant, par l’âme qui ne s’attarde pas à contempler le mal, la geste divine est autrement intéressante, et le début de la deuxième phrase le montre bien.
Humiliávit : il s’agit bien encore des ennemis, mais surtout de la façon dont le Seigneur s’est occupé d’eux. Il les a humiliés. Ce verbe qui exprime l’abaissement des orgueilleux est au contraire exprimé par une élévation mélodique très suggestive (Ré). La chute des grands est souvent spectaculaire et fait beaucoup de bruit. Elle révèle finalement la vraie grandeur qui est celle de Dieu, une grandeur qui ne connaît pas d’éclipse. Et la suite du chant exprime cela de façon magnifique. « Qui est ante saécula ». Les deux distropha de est et de saécula, très fermes, sur la dominante Do, se répondent. L’être de Dieu est éternel.
Et manet, là aussi, c'est tout plein d'une grande fermeté. Il y a de la noblesse sur ce verbe qui est placé tout entier sur le Do et le Ré, au sommet. La force de Dieu, l’être de Dieu est inaccessible aux menées des hommes qui se débattent et se battent sur la terre. Et pourtant Dieu n’est pas insensible à ses enfants, la troisième phrase va le souligner de façon délicieuse.
Tout s'allège L’atmosphère de cette troisième phrase est très différente de ce qui a précédé et c’est une des grâces du 3ème mode de pouvoir jouer ainsi sur les contrastes. Ici la mélodie s’allège. On reprend un bon mouvement. Le texte est une invitation à la confiance Le psalmiste, et à travers lui l’Église, invite l’âme à jeter son fardeau, son souci, dans le Seigneur, ce Seigneur dont on vient d’affirmer l’immuabilité, la solidité, la permanence dans le bien. Alors la fluidité des neumes traduit bien cette insouciance qui résulte de l’acte d’abandon envers lui. Il faut donner ce jacta cogitátum tuum in Dómino en accelerando, notamment sur le court passage syllabique de cogitátum tuum. Le motif mélodique sur Dómino ressemble à un bel épanouissement floral, très léger, très gracieux, très aérien. Enfin, sur et ipse te enútriet, la mélodie redevient puissante, large et ferme. C’est l’assurance du secours divin, ce secours qui prend les traits pourtant d’une mère qui nourrit son petit. Mais qu’y-a-t-il de plus fort que la tendresse du sein maternel pour le petit d’homme qui se laisse ainsi porter par l’amour ? Le texte et la mélodie s’harmonisent admirablement pour manifester qu’envers l’âme qui s’abandonne, Dieu est à la fois père et mère. Dans ce passage deux mots sont soulignés : le petit te qui prend une importance étonnante. C’est l’objet de la tendresse divine (même développement dans le graduel Jacta). Et le second mot c’est enútriet, c’est à dire le verbe qui exprime l’action divine. Il y a beaucoup de complaisance sur ce mot. Les ennemis évoqués au début de la pièce sont loin, ils sont oubliés. Il n’y a plus que l’âme et son Dieu, et cet échange amoureux de confiance et de tendresse dans lequel le chant se termine. C’est une fois encore plus que du grand art, c’est la prière de l’Église tout simplement ».
Rédigé par un moine de Triors le 01 août 2015 dans Culture
2ss Dieu, prête l'oreille à ma prière Introït
, Introït - Exaudi Deus
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
2s Dieu, prête l'oreille à ma prière
, Offertoire - Exaudi Deus
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
35,20ss ; 55,4 Mes ennemis me parlaient de paix - Graduel
, Graduel - Pacifice loquebantur
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, (enregistrement en direct)
23.17ss Dépose sur le Seigneur ton fardeau Graduel
, Graduel - Jacta cogitatum
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
3 exercice (V) FRANÇAIS BIBLIQUE Dans la Bible latine, exercitatio signifie aussi bien :
En français le substantif « exercice » peut signifier de même l'action de s'exercer ou de pratiquer, l'entraînement y compris ce qu'il a de pénible, ainsi que l'ascèse en vue d'un perfectionnement spirituel, avec sa part de méditation, comme en témoignent les célèbres →Exercices spirituels de saint
Drapeau de la francophonie francophonie→ © Domaine public
2–12 Appel à l'aide de l'homme environné de ténèbres et tenté de fuir : le Christ au jardin des oliviers « Mon Père, si c’est possible, que passe loin de moi cette coupe ... » (Mt 26,39)
Paul (1848-1903), Le Christ au Mont des Oliviers, (huile sur toile, 1889), 73 x 92 cm
Norton Museum of Art, West Palm Beach, Floride, États-Unis © Domaine public→
4 Puzzle hiéroglyphique
Thomas (1753-1828); Rowland (1744-1833), →et New Hieroglyphical Bible (Impression au plomb et gravure sur bois, 1794), 14 cm x 9 cm
Thomas Fisher Rare Book Library, Toronto © Domaine public - Photo : Dr. Ralph F. Wilson
51,3–21 ; 23,1–6 ; 121,1–8 ; 18,1–51 ; 55,6 Le Roi David, héros symphonique
Arthur (1892-1955), King David H.37, 1921
New England Conservatory
© Licence YouTube standard→, 2S 6,1 ; 7,29 ; 11,1-12.31 ; 18,1-19,44 & Jb 14,1s & Is 11,1 & 1S 16,1-31,33 ; 28,1-25 & 1R 2,1-46 & Ps 51,3-4.7-8 ; 23,1-6 ; 121.1-8 ; 18,1-51 ; 55,6
Ce psaume symphonique en trois parties pour narrateur, trois solistes (SAT), deux chœurs et orchestre est une œuvre de Arthur basée sur l'histoire de David. Elle combine des textes des Psaumes, de Job, d'Isaïe et d'un Psaume non biblique de la Renaissance du poète Clément Marot. La première partie raconte l'histoire de la jeunesse de David et se concentre sur la jalousie de Saul, culminant dans sa défaite et sa mort à Gilboa (1S 16,1-31,13). La deuxième partie célèbre le couronnement de David, sa danse devant l'arche (2S 6,1-23), et la prédiction de la naissance de Solomon par l'ange (2S 7,1-29). Elle se conclue par un chœur d'anges chantant « Alleluia ». La troisième partie raconte les histoires tragiques de David et Bethsabée (2S 11,1-12,31) et la mort d'Absalon (2S 18,1-19,44) ; elle se termine avec la repentance de David (Ps 51,1-21), l'expression de sa piété (Ps 121,1-8), de sa loyauté (Ps 18,1-51) et sa mort paisible (1R 2,1-46), suivie d'un chœur d'Alleluia sereins suggérant l'ascension de l'âme de David au ciel. On retient de nombreux chants de cet oratorio comme le « Cantique du berger David » inspiré du Ps 23,1-6, la lamentation pour soprano « Ah ! si j'avais des ailes de colombe » (Ps 55,6), et l'incantation dramatique de la Sorcière d'Endor (1S 28,1-25), où la sorcière appelle Samuel, d'abord en sifflant puis par un crescendo jusqu'à un rugissement. Des parties instrumentales sont également restées célèbres comme la « Marche des Hébreux », la « Marche des Philistins » ou encore le « Couronnement de Salomon ».
Part I : 1. 0:01 Introduction 2. 2:07 Cantique du berger David 3. 3:55 Psaume : Loué soit le Seigneur 4. 5:23 Chant de victoire 5. 6:16 Cortège 6. 8:13 Psaume : Ne crains rien 7. 10:15 Psaume : Ah! Si j'avais des ailes de colombe 8. 13:42 Psaume : Cantique des Prophètes 9. 15:27 Psaume : Pitié de moi, mon Dieu 10. 17:59 Le camp de Saül 11. 20:04 Psaume : l'Éternel est ma lumière infinie 12. 21:49 Incantation : La Pythonisse 13. 24:18 Marche des Philistins 14. 25:57 Lamentations de Guilboa. Part II : 15. 31:00 Cantique de fête 16. 32:23 La danse devant l'arche. Part III : 17. 43:09 Cantique : De mon cœur jaillit un cantique 18. 44:45 Chant de servante 19. 46:38 Psaume de pénitence 20. 49:00 Psaume : Je fus conçu dans le péché 21. 52:54 Psaume : Je lève mes regards vers la montagne 22. 54:29 La chanson d'Ephraïm 23. 55:45 Marche des hébreux 24. 58:22 Psaume : Je t'aimerai, Seigneur, d'un amour tendre 25. 1:00:57 Psaume : Dans cet effroi 26. 1:02:23 Couronnement de Salomon 27. 1:04:15 Mort de David.